09 décembre 2014

la connaissance et le savoir dans L’ISLAM


 

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La connaissance et le savoir dans l’Islam
 
Des mérites de la science.
Dieu dit dans le Coran :
"Dieu élèvera en degrés ceux d'entre vous qui ont cru ainsi que ceux qui ont reçu la science, car Dieu est instruit de ce que vous faites" (sourate LVIII, verset 12).
"Seigneur, fais-moi croître en science" (sourate XX, verset 113).
La science est antérieure à la parole et à l'action, d'après ces mots du Coran :
"Sache qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu" (sourate XLVII, verset 21).
Or Dieu a commencé ici par la science (c'est-à-dire qu'il a débuté par le mot "Sache").
Les savants sont les héritiers des prophètes qui leur ont transmis la science en héritage. Celui qui a choisi la science a pris une large part, et celui qui s'engage dans une voie pour y acquérir la science, Dieu lui aplanira une voie jusqu'au Paradis.

Dieu dit dans le Coran :
 "Ceux-là seuls craignent Dieu qui, parmi ses adorateurs, sont savants"(sourate XXXV, verset 25).
"Et (nul) ne comprendra (ces choses) sinon les hommes instruits"
(sourate XXIX, verset 42).
 Et ils disent : Si nous avions entendu ou si nous avions compris, nous ne serions pas voués au Brasier (éternel)" (sourate LXVII, verset 10). 
 
 "Peut-on mettre sur le pied d'égalité ceux qui savent et ceux qui ne savent pas" (sourate XXXIX, verset 12).
Le Prophète a dit :
 "Celui à qui Dieu veut du bien, il lui fait acquérir la science dans la religion ; la science ne s'obtient que par l'étude."
 

LE CORAN OUVRE LA VOIE A LA SCIENCE

  Abou-Dzarr a dit : "Si vous placiez un glaive tranchant sur ceci (et, ce disant, il montrait son cou) et que je puisse avoir le temps de transmettre une parole du Prophète entendue par moi, avant que ce glaive eût tranché ma tête, je la transmettrais."

Ibn-Abbâs a dit : "Soyez rebbâniyîn (sourate III, verset 73) veut dire : Soyez bienveillants, sages et instruits." Suivant El-Bokhâri, le rebbâni est celui qui enseigne les notions élémentaires aux hommes avant qu'on instruise ceux-ci dans la haute science.

D'après Abou-Wâqid-El-Leitsi : "Tandis que l'Envoyé de Dieu était assis, dans la mosquée, en compagnie des fidèles, trois hommes entrèrent. Deux d'entre eux s'avancèrent vers l'Envoyé de Dieu, le troisième se retira. Après être resté quelque temps à considérer le Prophète, l'un de ces deux hommes, ayant aperçu une place libre dans le cercle, alla s'y asseoir.
 
Le second s'assit en arrière du cercle et quant au troisième il tourna le dos et se mit à s'éloigner. Quand l'Envoyé de Dieu eut terminé (son enseignement) il dit :
 
"Voulez-vous que je vous instruise au sujet de ces trois individus ? Eh bien, l'un d'eux a cherché un refuge auprès de Dieu et Dieu le lui a accordé ; le second a eu honte de s'approcher et Dieu a usé du même procédé à son égard ; le troisième s'est détourné de Dieu et Dieu s'est détourné de lui."

L’ardeur à l'enseignement (religieux).
Abou-Horaïra a dit : "Je dis un jour :
"Ô Envoyé de Dieu, qui, parmi les hommes, sera le plus favorisé de ton intercession au jour du Jugement dernier ?  
 J'avais pensé, répondit l'Envoyé de Dieu, que nul autre que toi, ô Abou-Horaïra, me poserait cette question avant toi ; car je sais ton ardeur pour l'enseignement religieux. L'homme qui sera le plus favorisé de mon intercession au jour de la Résurrection ce sera celui qui, dans la sincérité de son cœur --- ou de son âme --- aura prononcé ces paroles : "Il n'y a pas d'autre divinité que Dieu".
  «  Quiconque s’éloigne de son foyer (quitte sa patrie), à la recherche de la connaissance, est censé agir dans le sens agréé de Dieu ».
il s’agit de toutes les branches de la science aussi bien coranique qu’humaine.
"La recherche de la connaissance est une obligation pour tous (musulman et musulmane)"
 
  L’Islam tient en grande estime les sciences appliquées d’intérêt pratique, les expérimentations positives, le doute créateur et la persévérance dans l’étude et la recherche :
 
« A un groupe d’agriculteurs occupé à greffer des palmiers, le Prophète ordonna un jour de cesser une telle pratique ; or les palmiers non greffés produisirent des dates de mauvaises qualité ; le Prophète venant à repasser devant ces mêmes agriculteurs, ils s’en plaignirent :
« vous êtes – reconnu le Prophète – plus au courant des choses de votre domaine.
 
C’est là un hommage éclatant rendu à la science et à l’expérience ! L’Envoyé de Dieu fit remarquer, un jour, qu’il pouvait toujours se tromper, en tant qu’être humain, « dans le domaine non révélé ».
 
 La recherche intelligente – affirme encore le Prophète – est la moitié de la science, c’est-à-dire de la réussite dans toute expérimentation scientifique. Mais le doute ne doit être ni systématique ni nihiliste :
«  Les œuvres des sceptiques – dit le Coran – sont comparables au mirage du désert, que l’homme altéré de soif prend pour de l’eau jusqu’à ce qu’il y accoure et ne trouve rien » (Sourate de la Lumière, verset 39).
Le pari de Ghazali, bien antérieur à celui de Pascal, est un mode discursif d’investigation que ce grand penseur musulman, surnommé « l’Argument de l’Islam », a su appliquer avec efficience.
     Le Musulman se doit d’avoir le souci constant de connaître et d’apprendre ;
la science n’a pas d’âge mais l’assimilation de la science à l’âge tendre est comparable à la gravure sur pierre ; par contre, l’apprentissage, dans la maturité, est semblable à un tracé tenté à la surface de l’eau ; comme le dit le proverbe.
  L’Islam « est une des religions les plus compatibles avec les découvertes des sciences » ; c’est à cette liberté d’esprit que la science a pu s’épanouir, au sein de l’Islam et aboutir « aux découvertes sensationnelles qui ont bouleversé les données du savoir gréco-romain ».
ce n’est donc pas la religion, dans sa réalité foncière et transcendante qui aurait entravé le progrès des sciences matérielles et empêché l’épanouissement de l’esprit critique, dans la plénitude de sa liberté.
Si l’Islam avait pu, dès le XIème siècle de l’ère chrétienne, prendre la direction d’un monde civilisé nouveau instauré sur l’édifice délabré d’une Rome agonisante et du « bigotisme ignorant des Byzantins ».
ce n’était à cause d’une carence inhérente au Christianisme mais simplement sous l’effet d’une doctrine « chrétienne » travestie qui fit sombre la Chrétienté dans un irrationnel factice.
Les applications de cette doctrine ont été des plus graves, car on a vu s’établir une ère dite « de la foi » qui se prolongea jusqu’au XIIème siècle. Alors que la civilisation maghrebo-andalouse battait son plein,
« une partie du cléricalisme, égoïste et obscurantiste s’ingénia – dit encore G. Rivoire – à forcer la déviation en abjurant les sciences qui « défient » Dieu, telle la médecine qui consiste à faire disparaître le mal physique considéré alors comme un châtiment divin ».

  Le maghrébin Idrissi est présenté comme le « Professeur de Géographie de l’Europe », « l’optique d’Alkhazen est bien supérieure – note Bigourdan – à celle de Ptolemée ».
« Si l’on compte – dit Delambe dans son « histoire de l’Astronomie » - à peine deux ou trois observateurs parmi les Grecs , on en voit, au contraire, au assez grand nombre parmi les Arabes ».
Albitrugi critiqua le système planétaire de Ptolemée et en proposa un plus simple.
 
En chimie Avicenne se rendit compte, très tôt, de la vanité de l’Alchimie comme science prétendant opérer la transmutation des métaux en or, par l’intermédiaire de la pierre philospholate ‘appelée élixir chez les Arabes).
 
tout un chapitre est consacré, dans le même ouvrage, à l’analyse de différentes opérations chimiques dont les résultats procèdent bien d’une méthode expérimentale fondée sur l’observation.
 
Les constatation d’Avicenne su les métaux , leur nature, leurs propriétés ont contribué à la création de la métallurgie moderne. Le rôle joué par Avicenne, en tant que physicien, a été mis en relief par la découverte d’un de ses ouvrage sur la physique.
 
  Al Birouni, au XI ème siècle, se livra, lui aussi, à des études de physique très poussées et eut l’idée, extraordinaire pour l’époque, de comparer la vitesse de la lumière à celle du son. Il semble surtout avoir eu la conviction du rôle essentiel joué par l’expérience dans la méthodologie scientifique.
 
Il est le premier à avoir décrit le mécanisme de l’afflux sanguin ; le Syrien Ibn Nafis découvrit, trois siècles plus tard, le système de la circulation pulmonaire dite «  petite circulation ». Mais déjà, au XII ème siècle, le maghrebin Averroès esquissait dans ses « Kolliât », le schéma de la grande circulation du sang, préparant ainsi le terrain à la théorie de William Harvey, sur le système sanguin de l’homme.
 
   Ce ne sont là que quelques exemples des découvertes scientifiques arabes qui contribuent à mettre sur pied d’importants secteurs de l’industrie moderne et à préparer l’ère de la mécanisation.
 
   Ceci dit, on comprend très bien la relation qui liait la religion au domaine de la science et qui fut régit par un seul mot de la part du Prophète «  vous êtes plus savant de votre vie ».
 
Certes, la religion islamique, en plus précis, organise et  met en œuvre des lois, pour cibler ce qui est de plus intéressant pour l’homme en recherche, mais n’interdit d’aucune manière cette quête de connaissance, au contraire, elle y incite.
 
C’est pour lui épargner toutes les étapes, qui peuvent le tarder de siècles ou l’égarer d’un but fructueux, que le Coran présente des réponses, sur un certain nombre de questions d’ordre philosophique, déjà prêtes. En gain du temps et d’énergie, ces réponses permettent à l’homme de s’investir beaucoup plus dans les domaines « pragmatiques », dont le profit est concret, tels les domaines médicaux, technologiques et autres, que s’élancer dans la recherche des réponses à des question d’existence et de croyance, chose qui non interdite de principe, mais qui exige beaucoup de temps et de discussion.
 
Bref, l’Islam, n’interdit pas la recherche scientifique en elle-même, mais lui régit les buts et les moyens. Ainsi, toute recherche censée apporter plus de mal que de bien, deviendra, ipso facto, illégale.
 
Sur ce point, l’Islam renforce les lois actuelles sur la recherche scientifiques. Lesquelles lois sont le résultat de longues années, voire de toute une histoire, de l’homme et de la science, au cours de la quelle, maints gestes et attitudes, sous le titre « servir l’humanité », ont nui à l’être humain lui même.

 

 
L’Islam incite tous les musulmans à apprendre et « chercher la connaissance et le savoir », en un terme général, pour que tout type de savoir, bien sûr fructueux, soit exalté et vanté et par conséquent, demandé.
 
   Pour conclure, entre l’Islam et la science, une complémentarité réside beaucoup plus qu’une contradiction. Car l’Islam, par le Coran et la Sounat, ne contient guère d’irrationnel, mais peut contenir l’inaccessible à la raison humaine. Encore, faut-il perfectionner cette Raison pour y faciliter l’accessibilité.
                  Elmanaoui Rachid

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Références :1-      Abdelaziz BENABDELLEH, « Clartés sur l’Islam », imprimerie Najah Eljadida , Casablanca.199

 

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