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10 janvier 2016

Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses

 

Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses 

 

5choses 

 

D'après Ibn Abbas , le Prophète SWS a dit à un homme alors qu'il l'exhortait: « Profite de cinq choses avant cinq choses: de ta jeunesse avant ta vieillesse, de ta santé avant ta maladie, de ta richesse avant ta pauvreté, de ton temps libre avant ton occupation et de ta vie avant ta mort »   [ Hadith Authentique rapporté par El Hakim 306/4 ]

اغتنم خمسا قبل خمسا اغتنم حياتك قبل موتك وصحتك قبل سقمك وشبابك قبل هرمك وغناك قبل فقرك وفراغك قبل شغلك

 

Ceci est un conseil plein de valeur et un rappel englobant beaucoup de sagesses de la part du Prophète  qu'Allah a décrit comme étant : "Compatissant et miséricordieux envers les croyants" [Sourate 9 At-Tawbah, verset 128].

Et combien avons-nous besoin de ce rappel ! Nous voyons les jours passer, les années s'écouler, et nos provisions de bonnes actions sont bien maigres... car nous avons gâché notre vie dans la distraction et les amusements, fait usage de notre temps dans la chanson et la musique, passé notre jeunesse dans les plaisirs et les passions. Ecoutez donc et comprenez :

"Avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors : "Seigneur! si seulement Tu m'accordais un court délai : je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien". Allah cependant n'accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."  [Sourate 63 - Al-Munafiqun - versets 10 -11 ]

Le ProphèteSWS a conseillé à cet homme d'utiliser sa vie à bon escient avant sa mort, car la vie est un immense bienfait, et chaque jour la composant est un bienfait. Le Prophète SWS avait l'habitude de dire lorsqu'Allah le ressuscitait de son sommeil :

"Louange à Allah qui nous a fait revivre après nous avoir fait mourir et vers Lui est le retour"  [ Rapporté par Bukhari ].

Car cette journée peut permettre à l'homme de se repentir, au généreux de l'être encore plus. Le ProphèteSWS a dit:

"Le meilleur d'entre vous est celui dont la vie s'est allongée et dont les actions se sont perfectionnées"

[Authentique, Tirmidhi 3/387/2432 ]

Ainsi, une vie longue remplie de bonnes actions fait atteindre hauts degrés et délices éternels... A tel point que le ProphèteSWS a différencié (dans la récompense) deux Compagnons  morts à un intervalle d'une semaine l'un de l'autre : d'après Abdullah Ibn Khalid As-Sulami : le ProphèteSWS  avait fraternisé avec deux hommes. L'un deux fut tué (dans une bataille). L'autre s'éteignit une semaine après. Nous priâmes donc sur lui (la prière du défunt), et le ProphèteSWS nous dit :

"Qu'avez-vous dit ?" Nous dîmes : nous avons invoqué Allah  pour lui en disant : ô Allah pardonne lui et fais le rejoindre son ami. Le Prophète dit alors : "Où est donc sa prière (du second défunt) après sa prière (du premier défunt) ? Et son jeûne après son jeûne ? et ses (bonnes) actions après ses (bonnes) actions. Il y avait une différence entre eux aussi importantes que la distance séparant le ciel de la terre" [Authentique, Abu Dawud 7/198/2507 et Nassaï 4/74 ]

Regardez donc - qu'Allah vous fasse miséricorde - comment le frère décédé dans son lit a dépassé son frère tombé martyr, et comment s'est élevé son degré auprès d'Allah  par rapport au degré de son frère. Tout cela en raison d'une semaine de plus qu'Allah a accordé à l'un des deux ! Quel serait alors la situation s'il avait vécu un an après lui ou plus ?  Profitez donc - qu'Allah vous fasse miséricorde - de votre vie, car la mort vient sans prévenir.

Et les membres de la communauté musulmane se sont accordés pour dire que la mort ne vient pas à un âge particulier, ni à une période particulière, ni en raison d'une maladie particulière, et cela de façon à ce que l'homme soit prêt à lui faire face, avec le bagage nécessaire. O serviteurs d'Allah ! Ne prenez donc pas votre religion comme sujet de distraction et d'amusement, ne soyez pas dupe de cette vie d'ici-bas, et ne soyez pas dupé par Satan au sujet d'Allah:

" La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur."[ Sourate 31 Luqman, verset 34 ]

Faites donc bon usage de votre vie, car Allah  nous a indiqué que les morts demanderons de revenir dans ce bas-monde au moment de la mort, lorsqu'ils réaliseront la valeur de la vie. Allah a dit :

" Puis, lorsque la mort vient à l'un deux, il dit: "Mon Seigneur! Fais-moi revenir (sur terre), afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais " [ Sourate 23 El-Mu'minune, versets 99 -100 ]

Et Allah a dit :

" Ô vous qui avez cru ! Que vos biens et vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. Et dépensez de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors: "Seigneur! si seulement Tu m'accordais un court délai: je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien " [ Sourate 63 El-Munafiqun, versets 9-10].

Ainsi toute personne négligente de ses devoirs regrettera lors de son agonie et demandera un délai, aussi court soit-il, afin de rattraper son manque et corriger son passé... mais quelle illusion ! Ce qui est fait est fait... et ce qui devait arrivé est arrivé ! :

" Et avertis les gens du jour où le châtiment les atteindra et ceux qui auront été injustes diront: "ô notre Seigneur accorde-nous un court délai, nous répondrons à Ton appel et suivront les messagers". - N'avez-vous pas juré auparavant que vous ne deviez jamais disparaître? Et vous avez habité, les demeures de ceux qui s'étaient fait du tort à eux-mêmes. Il vous est apparu en toute évidence comment Nous les avons traités et Nous vous avons cité les exemples." [ Sourate 14 Ibrahim, versets 44-45 ]

 

 

                                              

La santé et le temps libre font partie des choses dont le ProphèteSWS  nous a commandé de faire bon usage : "Ta santé avant ta maladie, et ton temps libre avant ton activité". Ainsi, la santé est une couronne posée sur la tête des bien-portants que seuls les malades voient, et le temps libre est un trésor pour qui le détient, chose que ne voient que les personnes débordées d'activités...

C'est pourquoi il a été rapporté du Savant du Shâm (région englobant Syrie, Jordanie, Liban et Palestine) Djamâl-ud-Dîn El-Qâsimî qu'il passa à côté d'un café avec certains de ses amis, et qu'il vit les gens s'y amuser. Il baissa alors la tête, pensif. On le questionna alors sur la raison de sa préoccupation. Il dit : si c'est gens-là me vendaient leur temps, je le leur aurait acheté...!

Profite donc, O serviteur d'Allah, de ta santé, et utilise la pour jeûner le jour, prier la nuit, combattre les ennemis, aller à la mosquée, voyager à la recherche de la science, avant d'être éprouvé par la maladie... tu désireras alors jeûner mais tu ne le pourras pas. Tu voudras prier debout, mais tu n'en auras pas la force. Tu tenteras d'aller à la mosquée, mais tes jambes failliront. Et tu regretteras alors les jours passés où tu étais capable de faire tout cela, mais tu l'as délaissé...  Et rempli ton temps libre avec ce qui te sera bénéfique parmi les bonnes actions, avant d'être occupé. Et alors au beau milieu de ton occupation, tu espéreras pouvoir disposer d'une heure pour lire un livre, ou assister à un cours... mais tu ne le pourras pas. Et tu regretteras alors ce que tu as gâché comme temps, voire même comme années.

Et sache, O serviteur d'Allah, que si tu utilises ta santé et ton temps dans l'obéissance à Allah , puis que tu tombes malade ou qu'il faille que tu partes en voyage, les bonnes oeuvres que tu avais l'habitude de faire étant bien portant et sédentaire, te seront tout de même comptées, comme l'a souligné le ProphèteSWS   :  "Si le serviteur tombe malade, les bonnes actions qu'il avait l'habitude de faire étant bien portant et sédentaire lui seront comptées" [ Bukhari 6/136/2996 ].  Cependant, la plupart des gens sont insouciants à ce sujet.

C'est aussi la raison pour laquelle le ProphèteSWS a dit :  "Il y a deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont mystifiés : la santé et le temps libre" [ Bukhari 11/229/6412 ]

Et la mystification dont parle le hadith concerne en fait le commerce : on dit qu'une personne en a mystifié une autre si elle s'est jouée d'elle. Le Prophète SWS  a donc voulu expliquer que la personne réellement dupée est celle bien-portante et ayant du temps libre, mais qui pourtant ne tire pas bénéfice de ces deux bienfaits. En fait, elle est semblable à une personne possédant un joyau d'une grande valeur et qui l'aurait vendu en échange d'un crottin sans valeur.

Ibn Battal a dit : "Le sens du hadith est le suivant : une personne ne peut avoir du temps libre que si elle est bien portante. Quiconque donc détient ces deux bienfaits, qu'il s'assure de ne pas faire partie des dupés, ceux qui ne remercient pas pour ce qu'Allah  leur donne comme bienfaits. Et le fait de suivre les ordres d'Allah  et de s'éloigner de ses interdits fait partie de la reconnaissance. Quiconque délaisse cela est une personne dupée."

Ibn al-Djawzi a dit : " Une personne peut être bien portante sans pour autant avoir du temps libre, en raison des occupations inhérentes à son travail qui lui permet de gagner sa vie. Et une autre peut ne pas avoir besoin de travailler sans pour autant être en bonne santé. Si par contre ces deux bienfaits coïncident chez la même personne, mais que la fainéantise l'empêche d'en profiter, la voilà la personne dupée. En effet, ce bas-monde est un champ à semer pour l'au-delà, et un lieu de commerce dont les bénéfices apparaîtront dans l'au-delà. Quiconque donc utilise son temps libre et sa santé dans l'obéissance à Allah , c'est lui le bienheureux. Quant à celui qui les utilise dans la désobéissance d'Allah, il est certes dupé. Car le temps libre est toujours suivi de l'activité et l'occupation. Et la maladie fait toujours suite à la santé."

At-Tibi a dit :

"Le Prophète SWS a comparé le musulman à un commerçant qui possède un certain capital. Ce commerçant recherche donc le bénéfice tout en conservant ce capital. Le moyen utilisé sera donc de choisir les interlocuteurs appropriés lors d'une transaction, de savoir se comporter avec eux, et d'être sincère et intelligent pour ne pas être perdant. La santé et le temps libre sont ce capital. Et il convient au musulman de se comporter avec Allah   avec foi, endurance de l'âme et de combattre l'ennemi de la religion (Satan) afin de gagner le bénéfice de ce bas-monde et de l'au-delà. Il est nécessaire aussi de s'éloigner des désirs de l'âme et des transactions avec Satan, afin de ne pas perdre le capital, ce qui est une grande calamité" [ Voir Fath El-Bari 11/231 ]

Bukhari a cité ce hadith dans son Sahih au début du chapitre "Ar-Riqaq", hadith qu'il a fait suivre par le hadith suivant rapporté par Anas  d'après le ProphèteSWS :

"O Allah ! Il n'y a de vie si ce n'est la vie de l'au delà"   [ Bukhari 11/229/6492, rapporté de même par Muslim ]

Ibn al-Munayir a dit : " La raison pour laquelle le hadith de Anas  a suivi le hadith d'Ibn Abbas  est la suivante : beaucoup de gens ont été dupés au sujet de la santé et du temps libre, car ils ont donné la préférence à la vie de ce bas-monde par rapport à la vie de l'au-delà. El-Bukhari a donc voulu montrer que la vie à laquelle ils ont donné la plus grande importance ne vaut somme toute rien du tout, et que c'est plutôt la vie qu'ils ont négligée qui est le véritable but. Quiconque s'occupe d'autre chose sera donc dupé."

C'est pour cette raison que les pieux prédécesseur étaient bien plus soucieux de la bonne utilisation de leur temps que nous. En effet, alors qu'en ce qui nous concerne, on trouve des personnes qui ne savent pas comment faire usage de leur temps, ou comment remplir leur temps libre (au point où on entend ce genre de phrases : viens avec moi pour tuer le temps, ou pour perdre notre temps ), les pieux prédécesseur en revanche accordaient de l'importance à la moindre minute, voire à l'instant ou la seconde, et on les voit se conseiller mutuellement ce comportement :

Prenons l'exemple de Ibn Al-Djawzi  qui dit à son fils : O mon fils, "Quiconque dit Subhanallah wa bihamdihi (Gloire à Allah et à Lui la louange), un palmier sera planté pour lui au Paradis" . Regarde donc celui qui gaspille ses heures : combien de palmiers a-t-il perdu ? [ le hadith en italique et entre guillemets est authentique et est rapporté par Tirmidhi 5/174/3531 ]

Et il a été rapporté de l'un d'entre eux que lorsque quelqu'un lui disait : arrête-toi afin que je te parle ! Celui-ci répondait : dans ce cas arrête la course du soleil !

Certains parmi eux, lorsque des invités venaient à l'improviste, et après les avoir accueillis d'une belle façon et les avoir honorés comme il se doit, et que les invités commençaient à tarder à vouloir s'en aller, leur disaient : n'allez-vous donc pas partir ? (afin de pouvoir faire usage de leur temps d'une meilleure façon !).

Parmi les choses dont le ProphèteSWS a aussi ordonner de bien faire usage : la jeunesse. La jeunesse est la période de la dépense et du combat, et c'est l'occasion en or dans toute la vie. Quiconque donc utilise sa jeunesse à bon escient a gagné et est sauvé, et Allah  le placera sous Son ombre le jour où il n'y aura d'ombre que Son ombre. Et quiconque gâche sa jeunesse dans les plaisirs et les désirs aura perdu : s'il meurt dans cet état, il regrettera, s'il vieillit, il regrettera de la même façon. Car s'il meurt, ses actions seront finies, et s'il vieillit, son dos se courbera, ses jambes s'affaibliront, son ouïe et sa vue s'atténueront, et il n'aura donc pas la force de faire toutes les bonnes oeuvres qu'il désirerait accomplir. Et quelle parole véridique que        celle-ci :

Si seulement la jeunesse pouvait revenir afin que je lui conte ce que la vieillesse a fait de moi

C'est donc à toi, serviteur d'Allah plein de jeunesse, que je m'adresse : que ta journée soit jeûne, que ta nuit soit prière, que tes pas te guident vers la mosquée, et prends garde à ce que ta journée ne soit amusement, tes veillées distraction, et que tes pas te guident vers la désobéissance d'Allah .

Si tu vis jusqu'au matin, n'attends pas le soir, et si tu vis jusqu'au soir, n'attends pas le matin, et fais bon usage de ta santé avant la maladie, et de ta vie avant la mort.

Quant à la richesse, elle fait partie des bienfaits d'Allah  , et il est du devoir de celui à qui Allah a accordé ce bienfait de reconnaître la largesse d'Allah . Et la sagesse de cette largesse se trouve dans les propos du Prophète Suleymân lorsqu'il vit le trône de Bilqis devant lui :

" Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat "   [ Sourate 27 An-Naml verset 40 ]

Il convient donc au serviteur de profiter de sa richesse, en donnant de ce qu'Allah   lui a octroyé, et qu'il prenne garde de ne pas retenir la largesse dont Allah lui a fait part, et qu'il ne soit pas avare, car Allah  a dit :

"Que ceux qui gardent avec avarice ce qu'Allah leur donne par Sa grâce ne comptent point cela comme bon pour eux. Au contraire, c'est mauvais pour eux: au Jour de la Résurrection, on leur attachera autour du cou de qu'ils ont gardé avec avarice. C'est Allah qui a l'héritage des cieux et de la terre. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."

N'oublions donc pas :

 Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses :

- ta vie avant ta mort, ta santé avant ta maladie, ton temps libre avant ton activité, ta jeunesse avant ta vieilliesse, ta richesse avant ta pauvreté -

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Explication du hadith "Profite de cinq choses avant cinq autres" par 'Abdul 'Adhîm El Badawî

 

 

 

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01 janvier 2016

Les mérites de l'invocation

 
Les mérites de l'invocation
 
 
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Qu'est ce que l'Invocation ?
L'invocation est l'origine de la stabilité et de la tranquillité face aux circonstances et aux difficultés de la vie. L'invocation d'Allah  qui se traduit par la soumission et l'humilité des cœurs, par la tendresse des organes, contribue à diriger l'individu sur le droit chemin.
Le Prophète Mohammed a dit : « Certes oui, l'invocation d'Allah est l'essence de l'adoration »  
Pourquoi doit-on invoquer Allah ?
En islam, les invocations sont indispensables dans la vie quotidienne du musulman. Cela lui permet de se rapprocher de son Créateur ainsi de lui demander Son aide, Sa miséricorde et Sa protection ici bas et dans l'au-delà.
Tout musulman doit également invoquer Allah   afin de le Louer, de le
Allâh a dit :
{O vous qui croyez ! Evoquez Allah d’une façon abondante}(33 :41)
{Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices: Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense} (33 :35)
{Et invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir, et ne sois pas du nombre des insouciants} (7 :205)

 Allah  dit : { Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai.Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi }
[ Sourate 2 - Verset 152 ]
Allah  par Ses commandements nous incite à le rappeler et à multiplier nos invocations. 
Le Messager d’AllâhSWS a dit :
« La différence entre celui qui invoque son Seigneur et celui qui ne l’invoque pas est comme la différence entre le vivant et le mort. »

   
Le Messager d’Allâh saws a dit :
« Voulez-vous que je vous dise quelle est la meilleure de vos actions, la plus pure pour votre Seigneur, qui vous élève au plus haut degré, qui vous est meilleure que de faire aumône de votre or et de votre argent, et meilleure que de rencontrer votre ennemi et
de le frapper à la nuque ou qu’il vous frappe à la nuque ? »
Ils dirent : « Certes, oui » Il répliqua : « L’invocation d’Allah. »

Le Messager d’Allâh SWSa dit :
« Allah a dit « Je suis pour mon serviteur ce qu’il pense que Je suis, et Je serai avec lui chaque fois qu’il M’évoque, s’Il M’évoque en luiJe l’évoquerai en Moi, s’il M’évoque dans une assemblée, Je l’évoquerai dans une meilleure assemblée. Et s’il s’approche d’un empan, Je m’approcherai d’une coudée et s’il s’approche d’une coudée, Je m’approcherai de lui d’une brassée. Et s’il vient à la marche, J’irai à lui hâtivement. »
‘Abdullâh b. Busr RAA rapporte qu’un homme questionna le Messager d’Allâh SWS en ces termes : « Ô Messager d’Allâh ! Les lois islamiques sont trop nombreuses pour moi, dis-moi une chose à laquelle je me cramponnerai. Il SWS répliqua : « Que ta langue ne cesse d’invoquer Allah. »
Le Messager d’Allâh saws a dit :
« Quiconque lit une lettre du livre d’Allah (le Coran), aura une bonne action, et une bonne action en vaut dix. Je ne dis pas que « Alif, Lâm, Mîm » est une lettre, mais « Alif » est une lettre, Lâm est une lettre et Mîm est une lettre. »

Uqba b. ‘Âmir RAA rapporte : « Le Messager d’Allâh SWSest sorti de la mosquée, il SWS nous dit alors : « Lequel parmi vous aimerait chaque matin aller à Buthân ou à al-‘Aqiq et en revenir avec deux belles chamelles sans commettre de péché ni couper les liens de parenté ? » Nous répondîmes : « Ô Messager d’Allah, nous aimons cela. » Il répliqua : « Si l’un d’entre vous va à la mosquée le matin, qu’il sache que s’il lit (ou apprend) deux versets du livre d’Allah (le (Coran) cela lui est meilleur que deux chamelles, trois versets meilleur que trois chamelles et quatre versets meilleur que quatre chamelles et ainsi de suite ».
Le Messager d’Allah SWSa dit :
« Quiconque s’assied à un endroit sans invoquer Allah, ce sera pour lui une perte. Et celui qui se couche dans un endroit sans invoquer Allah, cela sera pour lui une perte
»
Le Messager d’Allah SWS a dit :

« Lorsqu’un groupe de gens s’assied sans mentionner Allah et sans prier sur leur Prophète, cela sera pour eux un manquement. S’Il veut Il les châtiera et s’Il veut, Il leur pardonnera. »
Le Messager d’AllahSWS
 a dit :
« Lorsque des gens quittent une assemblée sans invoquer Allah c’est comme s’ils quittaient la charogne d’un âne et cela sera pour eux un regret. »"
 
Les avantages tirés du rappel d’Allah (dhikr)
Par Ibn al-Qayyim al-Jawziyya
L’auteur dit (dans son livre Al-wâbil assayib minal kalâm at-tayyab  à propos des avantages du dhikr :
Il y a dans le dhikr plus de cent avantages (parmi lesquelles) :
1 - Il chasse Satan, le réprime et le brise 
2 - Il entraîne l'agrément du Tout Miséricordieux 
3 - Il dissipe les soucis et les angoisses du cœur. 
4 - Il procure au cœur la joie et l'allégresse. 
5 - Il illumine le visage et le cœur. 
6 - Il fortifie le cœur et le corps. 
7 - Il attire la subsistance. 
8 - Il revêt l'invocateur de respect, de douceur et d'aspect agréable. 

9 - Il fait acquérir l'amour qui est l'esprit de l'Islam, le moteur de la religion et l'axe du bonheur et du salut. Allah  a suscité une cause à chaque chose et celle de l'amour (d’Allah) est inscrite dans la continuité de la pratique du dhikr. Celui qui veut gagner l'Amour d'Allah  doit Le mentionner souvent. C'est que le dhikr est la porte de l'amour, son plus grand symbole et sa voie la plus droite.
10 - Il fait acquérir à l'invocateur qu'Allah  l’observe et le fait de s'introduire dans la porte qui mène au degré de l'ihssan (la perfection dans l’adoration). Ainsi, il adorera Allah  comme s'il Le voyait. Il n'y a donc à l'insouciant aucune autre issue vers le rang de l'ihssan que celle du dhikr, de la même manière que celui qui demeure assis ne pourra jamais rejoindre sa maison (qu'en marchant).
11 - Il fait obtenir la qualité de « la remise confiante à Allah  dans toutes ses affaires » c'est-à-dire le retour à Allah. Et celui qui se retourne souvent vers Allah  au moyen du dhikr, verra son cœur se tourner vers Allah  en toutes circonstances. Allah  devient ainsi son refuge et son asile, son Protecteur contre les calamités et les malheurs de la vie.
12 - Il héritera une place rapprochée d’Allah. Ainsi en fonction de l'ampleur de son dhikr se situe sa position par rapport à Allah. C'est a dire que plus son dhikr est abondant, plus il se trouve dans la proximité d'Allah  et plus son insouciance s'accroît (en ne se rappelant pas d'Allah), plus son éloignement s'accentue.
13 - Il lui ouvre une des plus grandes portes de la connaissance. C'est-à-dire que son savoir grandira au fur et à mesure que ses évocations se multiplieront.
14 - Il lui procure le respect mêlé de crainte envers son Seigneur, Sa magnificence en raison de l'emprise que le dhikr a sur son cœur, et de sa présence constante avec Allah. C'est le contraire de l'insouciant dont le voile du respect mêlé de crainte est trop épais dans son cœur.
15 - Il lui procure la mention qu'Allah  fera de lui, comme l'indique ce verset :
« Souvenez-vous de Moi et je Me souviendrai de vous » (Coran, 2/152).
S'il n'y avait que cela comme bienfaits du dhikr, cela suffirait comme mérite et noblesse.
Le Prophète SWSa rapporté ce que son Seigneur a dit :
« Celui qui se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviendrai de lui en Moi-même.
Celui qui me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une assemblée meilleure. »
 [Cité par Bukhârî]
16 - Il réconforte la vie du cœur. J'ai entendu le chaykh al-islâm Ibn Taymiyya  dire :
« Le dhikr est au cœur ce que l'eau est au poisson. Quel serait l'état du poisson s'il venait à quitter l'eau ? »
17 - Il évacue la rouille du cœur. Chaque chose a sa rouille et celle du coeur, c'est l'insouciance et les passions irréfléchies ; et son polissage se fait par le dhikr, le repentir et la demande du pardon à Allah.
18 - Il efface les fautes et les élimine complètement. Il compte au nombre des plus grandes œuvres et celles-ci chassent inévitablement les mauvaises actions.
19 - Il détruit l'appréhension (al-wahchatou) qui sépare l'adorateur de son Seigneur. C'est qu’entre l'insouciant et Allah, il y a une cloison (appréhension) qui ne peut être effacée que par le dhikr.
20 - Lorsque le serviteur fait la connaissance d'Allah  à travers son dhikr pendant les jours heureux, il le connaîtra aussi pendant les jours sombres. En effet, lorsque le serviteur obéissant, qui invoque Allah, est gagné par l'adversité ou demande à Allah de satisfaire un de ses besoins, les anges disent : « Ô Seigneur ! C'est une voix connue d'un serviteur connu. » Par contre, quand l'insouciant appelle Allah et lui demande quelque chose, les anges disent : « Ô Seigneur ! C'est une voix inconnue qui provient d'un serviteur inconnu. »
21 - Il sauve du châtiment d’Allah, comme l'a indiqué Mu'âdh : « Il n'y pas meilleur salut vis-à-vis du châtiment de Dieu que le dhikr de Dieu. »[Cité par Tirmidhi.] C'est la cause qui fait descendre la sérénité (sakîna), celle de la manifestation de la miséricorde et le regroupement des anges autour des invocateurs, comme nous en a informé l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix.

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

 
 

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14 novembre 2015

"Sois bon dans le voisinage de celui qui est ton voisin, tu seras un Musulman".

 

 

".Sois bon dans le voisinage de celui qui est ton voisin

, tu seras unMusulman".

                                             Bism Ellah Clip Art

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      Allâh  dit : 

« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant,» 
[S 4 – V 36 ]
 

 Le prophète     Muhammed SWS     a dit :

« L'Ange Jibril -Gabriel-  n'a cessé de me faire des recommandations au sujet du voisin,au point que j'ai cru qu'il allait l'imposer comme héritier.»
[Rapporté par Al-Bukhârî ]

Être musulman, c'est une triple façon d'être… C'est d'abord et avant tout une façon d'être envers le Créateur ; c'est ensuite une façon d'être envers les créatures, vivantes ou inertes ; c'est enfin une façon d'être envers soi-même

L’islam est beaucoup plus vaste et beaucoup plus large : C’est une relation entre DIEU et nous mais aussi une relation entre nous et eux.

 Et c’est qui eux ? Ce sont les êtres humains, les animaux, les plantes bref, toutes les créatures de DIEU.    Ainsi, l’islam est une religion qui nous dicte notre conduite
dans le domaine spirituel (la relation entre DIEU et nous) et dans le domaine temporel (la relation entre les créatures de DIEU).

Et quel est le volet de notre religion le plus important ? Est ce qu’on peut mettre le paquet entre DIEU et nous au dépend des relations que nous devon savoir avec les êtres humains et les autres ; ou le contraire ?

En fait, notre religion est la religion de l’équilibre, elle nous demande d’assurer nos devoirs et de donner à chacun son dû.

On ne peut pas vivre seul, on a tous des contacts au quotidien avec nos voisins. Ainsi, vos collègues de travail sont vos voisins, à l’école, les personnes que l’on côtoie sont nos voisins puis il y a surtout les gens qui habitent à côté de chez nous, ce sont les voisins proches.

Les êtres humains sont par nature voués à avoir des relations et des contacts au quotidien c’est pour cela qu’il faut apprendre a vivre ensemble. Et lorsque l’islam parle du voisin, il ne précise pas le voisin musulman ou le voisin non musulman, riche ou pauvre, il parle du voisin point final.

C’est vrai que le voisin musulman a sans doute plus de droit que le voisin non musulman, le voisin qui est un proche parent a plus de droit que celui qui n’est pas proche mais ce qui est sûr et certain c’est que l’islam insiste sur le fait qu’un bon musulman est un bon voisin et il doit tout faire pour avoir une bonne relation et un bon contact avec qui ?avec son entourage.

Et les savants vont plus loin puisqu’il considère l’époux comme un voisin et l’épouse comme une voisine et je pense que notre épouse c’est notre voisine la plus proche et l’époux le voisin le plus proche.

Ainsi, tout ce qu’on va dire s’applique à toutes ces personnes ; nos proches avec qui nous partageons le même toit, le voisin celui qui habite à côté de chez nous, ceux que l’on côtoie au travail ,lorsqu’on étudie, bref, tout contact que vous aurez avec une personne qu’il soit long, permanent ou court, fait de cette personne un voisin Donc il a des droits et nous avons des devoirs à son égard.

Le Prophète Mouhammad SWS dit : 

"Adopte "al ihsân" envers ton voisin, tu seras un croyant (complet)."

Le Messager d'Allah SWS met ici l'emphase sur l'attitude que le musulman doit adopter à l'égard de son voisin : des oulémas précisent que le terme "djâr" employé ici désigne bien évidemment celui qui habite à proximité, mais également toute personne que nous côtoyons, que ce soit durant le travail, pendant les études, au cours du voyage, etc.…

 En revenant vers l'ensemble des références traitant de ce sujet, il ressort que chacun a, à ce niveau, trois devoirs fondamentaux :

 Le premier est justement celui qui est souligné dans le présent Hadith, en l'occurrence le devoir de bienveillance (al ihsân). Le musulman doit ainsi toujours s'efforcer d'adopter une attitude positive et un comportement empreint de bonté envers son voisin, et ce, par exemple :

 en le traitant avec considération et respect. Abou Houraïra rapporte que le Prophète Mouhammad SWS a dit :

 "Celui qui croit en Allah et au Jour Denier, qu'il honore son voisin."

 (Boukhâri et Mouslim)

En manifestant de la générosité à son égard. A une occasion, le Messager d'Allah SWS avait exhorté l'un des ses Compagnons, Abou Dharr (radhia Allâhou anhou), en ces termes :

 "Lorsque tu prépares un bouillon, augmentes-y la quantité d'eau puis offres-en un peu à une famille de ton voisinage."(Mouslim)

A une autre occasion, le Prophète Mouhammad SWS s'était adressé aux musulmanes et leur avait dit : 

 "Qu'aucune femme ne méprise (le cadeau qu'elle peut offrir) à sa voisine, même s'il s’agit (de quelque chose d'aussi insignifiant qu')une patte de mouton." (Boukhâri et Mouslim)

ou encore, en lui apportant l'assistance et le soutien moral ou matériel dont il peut avoir besoin. Anas  rapporte que le Prophète Mouhammad SWSa dit :

 "N'a pas cru en moi celui qui dort repu tandis que son voisin, à côté de lui, a faim et il est au courant de cela."(Mousnad Bazzâr – Authentifié par Al Albâni)

 Il est très important de souligner cependant que l'expression du bon comportement envers le voisin doit se faire dans le strict respect des impératifs du droit musulman, notamment en ce qui concerne les limites imposées dans les contacts avec les personnes du sexe opposé. Il est par exemple évident que la façon d'exprimer sa courtoisie ne sera pas du tout la même pour un homme à l'égard d'une voisine qu'à l'égard d'un voisin : Les règles au niveau du contact visuel, de la façon de converser etc. avec chacun d'eux sont bien évidemment différentes et doivent être scrupuleusement respectées… Si je prends la peine d'insister sur ce point, c'est simplement parce que chaytân et son allié, notre nafs  ammârah (facette de l'égo qui inspire fréquemment le mal), peuvent aisément nous pousser à la transgression à ce niveau, et ce, sous couvert des meilleurs intentions, en nous exhortant par exemple à adopter une bienveillance -ihsân- à deux vitesses qui ferait que :

- l'on présente à une voisine un grand salut décoré par notre plus beau sourire, alors que pour un voisin, on se contente la plupart du temps d'un simple et rapide "bonjour"…

  l'on soit pris d'une grande compassion lorsqu'on voit une voisine porter deux sacs et que l'on soit donc toujours prêt à lui proposer son aide, alors que, dans le même temps, si nous voyons un voisin peiner pour transporter quelque chose de bien plus lourd chez lui, on est bien moins prompt à lui venir en aide…

 Le second devoir envers le voisin consiste à éviter de faire quoique ce soit qui puisse lui causer du tort. Le Prophète Mouhammad SWS a tenu des propos des sévères concernant celui qui nuit à son voisin ; il SWSa dit :

 "Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant (...) celui dont le voisin n'est pas à l'abri de ses méfaits."(Sahîh oul Boukhâri) 

Cela implique par exemple que l'on soit particulièrement vigilant au bruit que nous faisons (surtout lors des heures de repos), à la façon dont nous nous garons devant chez lui, à l'entretien de l'espace qui se trouve à proximité immédiate de sa propriété, C'est souvent en raison de la négligence dont on se montre coupable par rapport à ces points (considérés fréquemment comme étant des détails, mais qui, en réalité, sont très importants) que des tensions durables apparaissent entre voisins.

Et il faut savoir que les nuisances causées au voisin peuvent avoir des conséquences terribles… Elles peuvent annuler complètement l'effet positif de toutes nos bonnes actions nafl -non obligatoires, comme en témoigne le récit suivant :

 Abou Houreirah  raconte ainsi qu'un homme questionna un jour le Prophète MouhammadSWSen ces termes : "(Que penser d') unetelle (qui) est réputée pour son grand nombre de salât, de jeûnes et de dons (surérogatoires), mais elle cause du tort à ses voisins par ses propos…." Le Prophète Mouhammad SWS répondit : "Elle est dans le Feu !" (Étant donné qu'elle s'efforce, d'un côté, d'accomplir ce qu'il est permis d'abandonner, tandis que, de l'autre côté, elle ne se gêne pas à faire ce qu'il est obligatoire de délaisser…) Il (l'homme) demanda (alors) : "(Et qu'en est-il d') unetelle (autre) qui est (plutôt) connue pour son petit nombre de jeûnes, d'aumônes et de prières. Elle donne (seulement en aumône) des morceaux de fromage. Néanmoins, elle ne cause pas de tort à ses voisins par ses propos." Le Prophète Mouhammad SWS dit alors : "Elle est au paradis." (Étant donné que l'essentiel, dans la pratique du dîn, consiste à faire ce qui est obligatoire et à s'abstenir de ce qui est interdit : et c'est justement ce que fait cette seconde femme. Il n'y a en effet pas vraiment d'intérêt à se focaliser exclusivement sur ce qui est secondaire et à délaisser complètement ce qui est fondamental, comme nous l'avions souligné lors de notre précédente intervention…)       (Sahîh Ibnou Hibbân)

 Par ailleurs, il existe des Ahâdîth qui montrent que la gravité de porter atteinte aux droits sacrés d'autrui est encore plus grave lorsque c'est le voisin qui en est la victime. Ainsi le Prophète Mouhammad SWS a dit en ce sens que le fait de faire le zinâ avec la femme de son voisin est dix fois plus grave que le zinâ avec n'importe quelle autre femme. Et voler son voisin est également dix fois grave que voler n'importe qui d'autre. (Sens d'un Hadith rapporté par Miqdâd  et authentifié par Al Albâni)

le droit du voisin consiste, donc, à le saluer, à lui rendre visite en cas de maladie, à lui présenter des condoléances dans le malheur, à rester avec lui pour le consoler, le féliciter dans les moments de joie en manifestant qu'il partage avec lui sa joie, pardonner ses fautes, ne pas regarder par la terrasse( ou le balcon...) ses défauts, ne pas mettre ce qui le gêne sur le moyen mitoyen, ne pas le gêner par l'eau des gouttières, ne pas mettre du sable près de son entrée, ne pas gêner l'accès à sa maison, ne pas lorgner ce qu'il apporte chez lui, préserver ce qui se dévoile de ses défauts, le secourir s'il est terrassé par une épreuve, à ne pas oublier de surveiller sa maison en son absence , ne pas écouter ce qu'on dit sur lui, à baisser le regard devant sa femme, ne pas fixer du regard sa servante, à parler avec bienveillance à ses enfants, le conseiller dans ce qu'il ignore sur les questions de sa foi et de  sa vie ici-bas. Ceci en plus de l'ensemble des droits en faveur de l'ensemble des Musulmans.

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

 

 

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11 novembre 2015

L’Altruisme et l’Amour d’autrui

 

 

 

L’Altruisme et l’Amour d’autrui

 

 

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 Les enseignements  de la religion et de la bonté recommandent au musulman d’acquérir des vertus dont l’altruisme et l’amour d’autrui. A chaque fois que l’occasion se présente, il doit les manifester.

Que de fois il reste sur sa faim pour donner à manger aux autres et que de fois il meurt de soif pour étancher celle des assoiffés. Quelquefois il se sacrifie pour les autres, ce qui n’est pas étrange de sa part, lui qui est pénétré d’idées sublimes et imprégné de bonté et d’amour.

En se conduisant de la sorte, le musulman ne fait que suivre le chemin des vertueux, nos prédécesseurs, qui ont acquis la félicité et que Dieu a comblés de louange quand

Il dit :

" Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-même dans la gène. Bien heureux sont ceux qui se gardent de l’avarice !" [59-La Mobilisation.9]

Tous ces nobles caractères jaillissent de la sagesse du Prophète Mohammed SWS, ou sont inspirés de la profusion de la miséricorde divine. Ces vertus sont renforcées et gagnent en noblesse chez le musulman au souvenir des hadiths tels que :

" Nul ne peut être croyant, tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même."

Ou ce verset déjà cité : « Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-mêmes dans le besoin. »

Ainsi, se développe et se fortifie en lui, le sentiment de vouloir le bien et de préférer les autres à sa compagne, à ses enfants et à lui-même.

Un tel homme, passe toute sa vie attachée à Dieu. Sa langue ne cesse d’être tendre par son invocation et son cœur tout épris d’amour pour lui !

S’il promène sa pensée de par l’univers, il en tire des leçons, ou il lui vient à l’esprit des versets, tel que celui-ci :

" Ce que vous aurez avancé en cette vie en œuvres de bien vous sera un jour avantageusement remboursé auprès de Dieu et vous vaudra une récompense accrue". [73.Celui qui s’enveloppe-20]

Ou celui-ci encore :

"Ceux qui, en secret comme en public, dispensent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons pourvus, ceux-là doivent compter sur un fonds dont les profits ne tariront jamais. Dieu saura les en rétribuer et les gratifiera d’un surplus de Ses faveurs, car Dieu Le Tout Clément reconnaît toujours les œuvres méritoires".

[35-Le Créateur.28/29]

S’il passe en revue de semblables versets, le musulman est pénétré de la futilité de ce monde et lui préfère la vie future.

Comment un homme de ce genre, ne dépenserait-il pas de gaieté de cœur ses biens pies ?- Comment n’aimerait-il pas le bien et ne préfèrerait-il pas les autres à lui-même, sachant que ce qu’il avance ici-bas, lui sera rendu en mieux qualitativement et quantitativement, dans l’autre monde.

 

Exemples véridiques d’altruisme :

1- Dans le cénacle koréchite, les chefs des tribus s’étaient réunis et se sont mis d’accord sur un avis émis par le maudit Abou Morra, celui de tuer le ProphèteSWS chez lui.

Le ProphèteSWS eut vent de cette décision et à son tour décida de quitter la Mecque une fois l’autorisation divine reçue.

Mais pour tromper ses ennemis qui l’épiaient sans relâche attendant le moment de sa sortie de sa demeure pour exécuter leur décision, il devait trouver quelqu’un pour prendre sa propre place dans son lit. Il voulait que sa sortie passe inaperçue.

Cette personne-là ne fut autre que son cousin, le jeune Ali Ben Aboutaleb. Il était prêt à s’offrir en holocauste au ProphèteSWS, à prendre sa place dans son lit, en acceptant de prendre le risque d’être abattu à la place du ProphèteSWS par les mains des ennemis.

Ali se couche donc à la place du Prophète SWS préférant sauver la vie de ce dernier, plutôt que la sienne et donnant, malgré son jeune âge, un exemple sublime de sacrifice.

Telle est la nature du musulman : altruisme et sacrifice même de sa personne. Faire don de soi est l’ultime générosité.

2- Le jour de la bataille de Yarmouk, dit Hodéfa Hadaoui:, je partis à la recherche de l’un de mes cousins. Je pris de l’eau avec moi, dans l’espoir de le désaltérer s’il était encore vivant et de rafraîchir son visage. Je le trouvai enfin !

" Veux-tu boire, lui dis-je ? il me fit signe que oui. Non loin de là, un autre gémit. Mon cousin me fit signe d’aller à lui. Je me dirigeai vers lui. C’était Hicham Ben El-As. Veux-tu boire ? lui dis-je. Un autre m’ayant entendu poussa une plainte. Hicham me fit signe d’aller à lui, ce que je fis. Quand je suis arrivé, il était déjà mort. Je reviens à Hicham, il était déjà mort aussi. J’allai à mon cousin, il avait déjà rendu l’âme. Que Dieu leur fasse miséricorde."

Ces trois vertueux martyrs ont donné l’exemple illustre d’abnégation et d’altruisme qui caractérisent le musulman dans ce monde.

3- On nous rapporte qu’une réunion de plus de trente personnes avait lieu chez Abou Hassan Antaki. La quantité de pains qu’il avait n’était pas suffisante pour manger à sa faim. Le pain fut coupé, les lumières éteintes et la table servie. A la fin du repas, le pain n’avait pas été touché car chaque convive voulait céder sa part à son voisin affamé. C’était un véritable exemple d’altruisme général.

4- Chacun des deux imams, Boukhari et Moslim, a rapporté le hadith suivant :

« Un hôte frappa à la porte du Prophète SWS. Celui-ci n’a rien trouvé chez lui à lui donner. Un Ançarite de passage prit l’hôte avec lui. Comme le repas était insuffisant, il mit la nourriture devant l’invité, demanda à sa femme d’éteindre la lampe et il fit semblant de manger, sans rien goûter jusqu’à ce que l’homme eut fini son repas.

Au matin, le ProphèteSWS, lui dit :

"Dieu est bien ravi de ce que vous avez fait avec votre invité hier soir !"

Dieu a révélé à leur sujet ce verset :

"Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-mêmes dans le besoin". [59-L’Exode.9]

5- Un homme rendit visite à Bichr Ben Hareth qui était alité lors, de sa dernière maladie. Le visiteur se plaignit au malade de son indigence. Alors Bichr enleva son vêtement et le lui remit. Puis, il emprunta un autre qu’il porta jusqu’à la mort.

Ces cinq exemples constituent cinq modèles d’altruisme et d’amour du bien. Nous les avons cités pour édification et pour que leur souvenir vivifie chez le musulman le sentiment de l’amour d’autrui et d’altruisme afin de poursuivre sa mission morale et exemplaire en sa qualité de croyant dans ce monde.

source: La Voie du Musulman.livre de Abou Bakr El Djazairi.Tome3.

 

  Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble MessagerSWS, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

 

Wa Allâhou A'lam !

 

Et Dieu est Plus Savant !

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08 novembre 2015

La culture du sourire.




 
 
 
sourire
La culture du sourire
La première chose qui s'impose au musulman en vers ses frères en Islam et de leur manifester la joie et le bonheur lorsqu'il les rencontre, car ce qui se dessine sur le visage lors d'une rencontre exprime sans aucun doute ce qui se cache dans le cœur comme sentiments. Ainsi accueillir tes frères en Islam en souriant fait partie du bien auquel le messager d'Allah à encouragée. Le musulman sincère rencontre toujours ses frères avec un visage radieux et souriant.
Le prophète SWSnous dit « ET Sourire à ton frère est une charité ». Notre prophète nous encourage  et nous apprend ainsi la « culture du sourire. »  Le sourire  répand la joie et rend la vie meilleure.
Quiconque  étudie la biographie du prophète Mohammed  SWS constate que sa vie était pleine d'optimisme, de sourires,  de miséricorde et de  joie.  Il ne se fâchait jamais à cause d’une chose qui  a attrait à ce monde de la vie si bas. Il ne s‘attristait pas non plus de cette vie passagère. Il n'était  pas violent et vindicatif,  mais patient  et tolérant et voulait du bien à tout le monde.
Et ce n'est pas en vain que Dieu le Tout Puissant le  décrit comme  une miséricorde pour l'Univers.  Il dit de :
«  Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers »  les Prophètes , verset 107.
 Il est une miséricorde pour les croyants et une miséricorde pour les infidèles ! Parce que les enseignements qu’il a apportés si ils sont pratiqués,  ils seront source de bonheur  dans ce  monde et dans l’au-delà.
De  nouvelles  recherches scientifiques  démontrent que le  sourire  a beaucoup plus d’impact que ce qu’on croyait.  Le magazine "Sciences de la psychologie" a publié  une étude réalisée  sur des  personnes   qui ont vécu plus que d'autres. Ils ont en effet travaillé sur des  photos  qui ont été  prises  dans différentes  situations et différents moments de la vie de ces personnes, ils ont remarqué que ces personnes ont  gardé le sourire dans toutes les situations et à tous  les moments de leur vie.
Les scientifiques  disent que les gens qui ont tendance à sourire  et  a  être heureux n’ont presque pas de problèmes  psychologiques et leur   santé est donc moins sujette aux maladies et vivent plus longtemps !
 

  Le miracle du prophète  SWSse voit clairement dans le fait qu’il a fortement recommandé   le      sourire.  On peut même dire qi’ il l a ordonné et ceci à une époque  où l'ignorance règne dans la société Arabe et ou les arabes  croient que le sourire est une  faiblesse chez l'homme et donc il  ne doit pas sourire, mais au contraire il doit afficher un visage sombre pour intimider les gens. 
 Le ProphèteSWS avait donc pour mission  de  corriger ces concepts. Il  souligne que le sourire est La meilleure chose qu’un croyant peut offrir à ses frères dans l’Islam.
Sache ensuite qu'Allah te fasse miséricorde que sourire à ton frère comporte une multitude de biens, parmi lesquelles :
1-Il s'agit d'une adoration dont la personne est récompensée :
Rencontrer son frère avec un visage radieux et souriant est une bonne action, ce qui signifie que si accomplissant cet acte, ton intention et de te rapprocher d'Allah tu sera alors récompensé, la preuve réside notamment dans la parole du prophèteSWS :
"Ne néglige aucune œuvre de bien, pas même le fait de rencontrer ton frère avec un visage radieux " Muslim Et timirhi 1833n

2-Le fait de Sourire à ton frère est une aumône :
La preuve réside dans la parole du messager d'Allah : "Sourire à son frère est une aumône". At-tirmidhi
 
3-S'était l'une des caractéristiques du messager d'AllahSWS :
Le messager d'AllahSWS avait une allure accueillante et rencontrait toujours ses compagnons avec le sourire, la preuve réside dans la parole de Jarir Ibn Abdillah :
"L'envoyé d'Allah n’a jamais refusé de me donner la permission de le voir depuis ma conversion à l'islam et ne m'a jamais vu sans m’adresser un sourire". Bukhari et Muslim
 
Abdoullah Ibn Al Harith a dit :
" Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus souriant que le Messager d’Allah ." At-Tirmidhi
 
4-S'était l'une des caractéristiques de nos pieux prédécesseurs:
Il est rapporté au sujet d'Abdullah Ibn Ahmad Ibn Hambal qu'il était quelqu'un de souriant
Dans Syar A'lam An-nubala Adhahabi rapporte au sujet d'Abdullah Ibn Abi Zakariya que malgré sa pauvreté il était parmi les plus souriant des Hommes et que ceux ayant côtoyé Ibn Qudama Al-Maqdissi l'ont toujours vue avec le sourire.
5-Sourire à ton frère est une marque de respect, de sympathie et d’affection.

6-Permet de consolider les liens de fraternité et d'affection entre les musulmans :
Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire. Il peut notamment réconforter une personne triste, rendre le courage au plus découragé.
L'auteur de Shakhssiayate Al-Mar'ati Al-Mouslimat dit : 
 
" L'échange de salutations, la mine aimable, le sourire, la parole douce et la cordialité entre les croyants en se rencontrant sont des pratiques que l'islam a recommandées afin de consolider les liens de fraternité et d'affection entre les musulmans c'est grâce à l'observance de ces actes, qui paraissent sans importance, que les croyants trouvent la sérénité et parviennent ainsi à s'entraider pour accomplir les bonnes œuvres et concrétiser les principes de l'Islam".
Maintenant, voulez-vous que  Dieu  prolonge votre vie ?  Il  faut donc ,et à partir de ce moment ,  apprendre «  l'art du sourire » pour  vivre une vie paisible et heureuse  et rester à l’abri du  spectre de la maladie.
IL faut aussi savoir que la meilleure des choses qui nous incite à sourire est la miséricorde  de Dieu. Ne dit-il pas aux croyants :
« Ceci provient de la grâce d'Allah et de sa miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent »   Younis verset 58..

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


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03 novembre 2015

L'instauration de l'appel à la prière (al-adhân)


 

 
adhane

L'appel à la prière (al-adhân), lancé à partir de la mosquée ou de tout autre lieu, annonce en termes appropriés le moment de la prière. Son énoncé expose les symboles de l'Islam. Al-Qurtubî, parmi tant d'autres, explique que cet appel formulé en peu de mots englobe les principes fondamentaux de la croyance (al-'aqîda).


*En effet, il s'ouvre par la notion de Grandeur de Dieu et implique Son existence et Sa perfection.
* Puis, il met en évidence Son Unicité et exclut toute forme d'associationnisme.
* Ensuite, il confirme la mission du Prophète Muhammad .
Cet ensemble constitue les deux témoignages de la foi (ash-shahâdatâni).
* Il invite alors les croyants à la prière légale et les invite, par voie de conséquence, au salut éternel.
* Il réitère enfin l'idée de Grandeur de Dieu et conclut par Son unicité, dépouillée de toute adoration d'une divinité autre que la Sienne. 
  
 Selon Nâfi', Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : "Les musulmans se groupaient pour la prière en estimant l'heure de chaque prière sans que personne ne fasse l'appel. Ils ont donc un jour parlé de ce point; les uns ont dit : "Utilisez une cloche comme les chrétiens", d'autres ont dit : "Plutôt une corne comme les juifs". 'Omar a alors dit : "Pourquoi ne désignez-vous pas un homme qui appellerait à la prière" ? Le Prophète a alors dit : "Ô Bilâl, lève toi et appelle à la prière"". (Al-Boukhâri, Mouslim 569, Ahmad)
'Abdoullah Ibn Zayd Ibn 'Abdirabbih (que Dieu l'agrée) a dit : "Quand le Messager de Dieu ordonna l'usage d'une cloche pour réunir les gens en vue de l'accomplissement de la prière (en étant déçu de devoir utiliser le moyen des chrétiens), un homme m'apparut en rêve porteur d'une cloche et je lui dis ô esclave de Dieu, vends-tu la cloche ?
- Qu'en feras-tu ? Me dit-il
- Nous l'utiliserons pour appeler les gens à la prière.
- Ne veux-tu pas que je t'indique un moyen meilleur ?
- Si.
- Tu dis :
"Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand. Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand. , J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu, J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu. J'atteste que Mouhammad est l'envoyé de Dieu, J'atteste que Mouhammad est l'envoyé de Dieu. Venez à la prière, Venez à la prière. Venez à la Félicité, Venez à la Félicité. Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand. Point de divinité en dehors de Dieu".
Ensuite, il recula un peu avant d'ajouter : pour annoncer l'imminence de l'entrée en prière tu dis : "Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand. J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu, J'atteste que Mouhammad est l'envoyé de Dieu. Venez à la prière, Venez à la Félicité. L'office de la prière est prêt, L'office de la prière est prêt. Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand. Point de divinité en dehors de Dieu".
A mon réveil, j'allais en informer le Messager de Dieu. Il dit : 

"Ce rêve exprime la vérité, s'il plaît à Dieu. Va avec Bilal et apprends lui ce que tu as vu et qu'il l'utilise dans l'Adhân car sa voix est plus belle et plus porteuse que la tienne".
 Je partis avec Bilâl, je lui appris et il fit l'adhân. Quand 'Omar Ibn al-Khattâb qui se trouvait chez lui entendit l'appel, il sortit traînant son vêtement en disant : "Au nom de Celui qui vous a envoyé ce porteur de vérité, ô Messager de Dieu, j'avais vu ce qu'il a vu". Le Messager de Dieu (le Très-Haut) a dit : "Que Dieu soit loué"". (Abou Dâwoud, Ahmad, Ibn Mâja, Ibn Khouzayma, et At-Tirmidhi qui dit : bon-authentique)
Ibn Hajar dit : "Parmi les choses les plus étranges concernant le commencement de l'appel à la prière figure ce hadith rapporté par Abou Cheikh par une voie de transmission comportant un inconnu et attribué à 'Abdoullah Ibn Zoubayr qui aurait dit : "L'adhan est inspiré par l'appel d'Ibrahim évoqué dans ce verset :
"Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné," (Coran, 22 : 27).
Depuis ce temps, l'adhân ne cesse d'être employé pour inviter les croyants à accomplir la plus central des cinq piliers de l'Islam. 
Si l'énoncé de l'adhân a été conçu de la manière décrite ci-dessus, le principe lui-même a été dicté par le Coran: Quand on vous appelle à la prière”. De son côté, le Prophète  précisa :
 “Lorsque l'heure de la prière se présente, que l'un d'entre vous en lance l'appel et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière”. 
L'Envoyé de Dieu, pour marquer l'importance de cet appel à la prière, a dit que si l'on savait les bienfaits qui s'y trouvent, on y prendrait un grand soin à le formuler en son temps. Quant aux muezzins, il a dit à leur sujet: “Lors de la résurrection, ils auront, parmi la foule des gens, les cous les plus longs. 


L’appel à la prière (al-‘adhan)


Les termes de l’appel à la prière (al-‘adhan) sont les suivants :


-  ’Ach-hadou ’anna Mouhammadan raçoulou l-Lah, ’ach-hadou ’anna Mouhammadan raçoulou l-Lah.
-  Hayya 3ala s-salah, hayya 3ala s-salah.
-  Hayya 3ala l-falahhayya 3ala l-falah.
-  Allahou ’akbarou l-Lahou ’akbar.
-  La ’ilaha ’il-la l-Lah.
« Allah est plus puissant que tout autre et a plus de science que tout autre (4 fois).
Je témoigne qu’il n’est de dieu que  Allah (2 fois).
Je témoigne que Mouhammad est le Messager de  Allah (2 fois).
Venez à la prière (2 fois).
Venez au salut (2 fois).
Allah est plus puissant que tout autre et a plus de science que tout autre, il n’est de dieu que Allah ».
Dans l’appel à la prière du soubh, il est recommandé que le mou’adh-dhin – celui qui fait l’appel à la prière -, après avoir dit une seconde fois : (Hayya 3ala l-falah) ajoute :

(as-salatou khayroun mina n-nawm, as-salatou khayroun mina n-nawm)
Ce qui signifie     “La prière est meilleur que le sommeil”.
 Après avoir entendu l'adhân et avant al-iqâma, il est recommandé de formuler une invocation en faveur de l'Envoyé de Dieu. Celui-ci disait à ceux qui l'interrogeaient sur ce qu'il fallait dire à l'annonce de la prière par le muezzin: “Invoquez le pardon de Dieu en ce monde et dans l'Autre”. Le texte de le du'â est celui enseigné par le Prophète qui en signala le mérite.
Allâhumma Rabba hâdhi-hi d-da'wâ attâmat wa ç-çalât l-qâ'ima, âti Muhammadan al-wasîlat wa-l-fadîlat, wa b'ath-hu l-maqâm l-mahmoud alladhî wa'adta-hu, innaka lâ tukhlifu l-mi'âd.

“Seigneur à qui s'adresse cette fervente prière et au nom de qui est dite la prière qui se célèbre, accorde à Muhammad crédit, grâce et grade élevé auprès de Toi et assigne lui, lors de la résurrection, le rang honorable que Tu lui as promis. Certes, Tu es Celui qui ne revient pas sur Ses engagements”.

L’annonce de la prière (al-’iqamah) :

Lorsque que le mou’adh-dhin a terminé de faire l’appel à la prière et que les gens déjà rassemblés s’apprêtent à accomplir la prière obligatoire, quelqu’un parmi ces mêmes gens se charge de faire l’annonce de la prière (al-’iqamah) en disant :

-  Allahou ’akbarou l-Lahou ’akbar.
-  ’Ach-hadou ’an la ’ilaha ’il-la l-Lah.
-  ’Ach-hadou ’anna Mouhammadan raçoulou l-Lah.
-  Hayya 3ala s-salah.
 Hayya 3ala l-falah.
-  Qad qamati s-salah, qad qamati s-salah
-  Allahou ’akbarou l-Lahou ’akbar.
-  La ’ilaha ’il-la l-Lah.
 (qad qamati s-salah) signifie : “la prière va commencer”.

Il est recommandé de dire as-Salat 3ala n-Nabiyy (l’invocation en faveur du Prophète) après al-‘adhan et après al-’iqamah. Le Messager de Allah(salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
 « Celui qui mentionne mon nom qu’il invoque Allah en ma faveur »
 [Rapporté par le Hafidh As-Sakhawiyy].
 De même il est recommandé d’invoquer Allah entre al-‘adhan et al-’iqamah. On le sait du hadith qui signifie :
 « Allah exauce l’invocation faite entre al-‘adhan et al-’iqamah ».

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


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30 octobre 2015

Le nouvel an Islamique (l'Hégire) et ses leçons

Le nouvel an Islamique (l'Hégire) et ses leçons

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Le 1er du mois sacré de Muharram: correspond au nouvel an islamique/ 1er jour de l’Hégire (ce jour a coïncidé avec l’année 622 de l'ère chrétienne) : le nouvel an islamique célèbre le départ (l’émigration) de notre bien aimé Muhammad SWSde la Mecque pour Médine, en 622. 

Les musulmans en particulier et l’humanité en général ont beaucoup de leçons à tirer et à apprendre de cet événement historique majeur qui a changé le monde et permit la naissance du premier état musulman à Médine (l’Illuminée). 

La patience et l’endurance du Prophète SWS et ses compagnons pour supporter tout le mal des Qurayshites à la Mecque pendant des années, ont eu comme dénouement, la permission de Dieu d’émigrer à Médine et toute la puissance et la victoire qui viendront par la suite : 
Les premiers musulmans étaient très durement persécutés et torturés à la Mecque par la puissante tribu de Quraysh (qui voyait dans l’islam une menace pour sa notoriété et soncommerce lié aux idoles). Les musulmans étaient alors peu nombreux et faibles en majorité, une grande partie d’entre eux étaient des esclaves. Incapables de repousser leurs persécuteurs, tout ce qu’ils pouvaient faire était de patienter jusqu’à ce que Dieu leur donne une autre issue. 
La douzième année de la mission prophétique, douze hommes de la ville de Yathrib (l’ancien nom de Médine) se rendirent à la Mecque pendant la saison du pèlerinage et rencontrèrent le dernier MessagerSWS à l’endroit dit Al-`Aqabah. Ayant entendu son message, ils embrassèrent l’islam et déclarèrent leur foi lors du Premier Serment d’Al-`Aqabah. Le Prophète SWSenvoya Mus`ab Ibn `Umayr(que Dieu l’agrée) avec eux à Yathrib pour leur enseigner la religion. Mus`ab réussit à convertir beaucoup de gens à l’islam. L’année suivante, soixante-treize hommes et deux femmes de Yathrib se rendirent auprès du Prophète SWSpendant le pèlerinage et lui prêtèrent allégeance, ce fut le Deuxième Serment d’Al-`Aqabah. Ils promirent de le protéger (soutenir) et d’aider les musulmans de la Mecque à se réinstaller dans leur ville. 
Cette délégation constituait le noyau de musulmans qui reçurent par la suite le nom de Ansâr, littéralement les Auxiliaires ou les Secoureurs, des musulmans originaires de Yathrib (Médine). 
Les musulmans quittèrent progressivement la Mecque, par petits groupes, pour ne pas attirer l’attention des Qurayshites. Finalement, les Qurayshites se rendirent compte de ce qui se passait et essayèrent d’empêcher nombre d’entre eux de partir. L’histoire relate de nombreux récits à propos de ces hommes et de ces femmes qui abandonnèrent leurs maisons, leurs biens, et leurs familles pour avoir la possibilité de pratiquer librement (sans être inquiété) leur religion à Médine. 
Ce fut seulement quelques mois plus tard que Dieu autorisa le Prophète SWS à quitter la Mecque. Peu de temps avant son départ, Jibrîl (l’Ange Gabriel) informa MuhammadSWS que Quraysh complotait pour le poignarder dans son sommeil. La nuit où l’assassinat devait avoir lieu, son cousin `Alî Ibn Abî Tâlib se coucha dans le lit du Prophète : en effet, c'est à lui que l'Envoyé d'Allâh SWSs'adressa pour qu'il prenne sa place la nuit où il quitta la Mecque pour se rendre à Médine en compagnie d'Abû Bakr le Véridique. Les qurayshites avaient préparé alors un complot pour assassiner le ProphèteSWS. Tous les clans de La Mecque devaient y participer. Comme la coutume arabe exigeait la réparation (remplacement) du sang par le sang, le meurtre fomenté par tous les clans rendait difficile toute vengeance pour la famille du Prophète SWSà savoir les Banû Hashim (encore une idée maléfique d'Abû Jahl, un grand ennemie de l'Islam). Mais l'Ange révéla au ProphèteSWS et l'informa des intentions des idolâtres d'attenter à sa vie la nuit de son émigration. L'Envoyé d'AllahSWS appela 'Ali et lui demanda de prendre sa place dans son lit et de se couvrir de son drap pour désorienter les comploteurs aux aguets devant sa porte. 
'Ali accepta et fit ce que lui avait demandé le Prophète. Bien entendu, celui-ci savait que son cousin ne risquait rien, et ce fut pour 'Ali une occasion supplémentaire de prouver son attachement au ProphèteSWS. Comme convenu, il dormit dans son lit, se couvrit de son drap et leurra jusqu'au matin les comploteurs embusqués devant sa porte. Quant au Prophète, il sortit en toute sérénité de sa demeure, en récitant devant les exécutants endormis, le parole du Très-haut
«Et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile : et voilà qu'ils ne pourront rien voir… » Sourate 36, verset 9. 

Lorsque l'aube se leva, les idolâtres embusqués se levèrent précipitamment et s'introduisirent dans la demeure du ProphèteSWS, croyant qu'il dormait encore. Ils virent effectivement un corps couché dans le lit couvert d'un drap. Ils découvrirent le corps et s'apprêtèrent à le transpercer avec leurs épées, lorsqu'ils s'arrêtèrent stupéfait, à la place du Prophète SWS, il y avait son cousin 'Ali (que Dieu l’agrée). 

L'Envoyé d'AllahSWSétait, quant à lui, en route vers Médine, où les habitants de la ville et ses compagnons partis avant lui, l'attendaient. 'Ali devait le rejoindre quelques temps après, non sans avoir rendu à leurs propriétaires les biens qu'ils avaient laissés en dépôt chez le Prophète. 
Avant, pendant et après l’émigration d’innombrables leçons de dévouement, d’amour inconditionné, de fraternité, de solidarité, de fidélité : peuvent être tirés et enseignés au monde… 
Pendant l’épreuve de l’émigration vers Médine, en se réfugiant dans la grotte de Thawr avec son fidèle compagnon Abû Bakr surnommé le Véridique… 
Le fidèle compagnon Abû Bakr (que Dieu l’agrée) était entré le premier par crainte que le Prophète SWSsoit mordu par les serpents et/ou les scorpions dans cette caverne déserte puis ensuite dans la caverne Abû Bakr inspecta les lieux et boucha toutes les cavités au risque de se faire mordre… 
Abû Bakr (que Dieu l’agrée) fut piqué par un scorpion caché dans un trou, Abû Bakr -qui avait fait tout ce qu’il pouvait pour boucher les trous susceptibles d’abriter des serpents ou scorpions afin de protéger le bien aimé prophète- étouffa aussi sa douleur afin de ne pas déranger le Prophète SWSqui dormait auprès de lui, mais il ne pu empêcher ses larmes de couler (sous le coup de la douleur de la piqûre). Ce ne fut que quand une larme tomba sur les joues du ProphèteSWS, qu’il se réveilla et vit son compagnon en larmes. Préoccupé, le Messager d’AllahSWS lui demanda : « Qu’as-tu Abû Bakr ! » Il répondit : « Ce n’est qu’une piqûre, ô Messager d’Allah, pour toi je sacrifierais père et mère. » Par le toucher de sa salive bénie, le Prophète SWSsoigna son Compagnon de la piqûre du scorpion.... 
Notre bien aimé Muhammad SWSet Abû Bakr (que Dieu l’agrée) se mirent ainsi dans cette grotte pendant trois jours tandis que les Qurayshites ratissaient les alentours de la Mecque. A un moment, leurs ennemis se tenaient à quelques mètres d’eux à l’extérieur de la grotte, mais Dieu les protégea par des 'miracles ordinaires'. Une araignée venait en effet de tisser sa toile à l’entrée de la grotte et des colombes y avaient fait leur nid et pondu leurs œufs. Les poursuivants se dirent que personne n’était entré dans cette grotte récemment et ne la fouillèrent pas. 
Allah dit dans le Coran concernant l’événement: 
« Si vous ne lui portez pas secours... Dieu l'a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l'avaient banni (sortit), deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : 'Ne t'afflige pas, car Dieu est avec nous.' Dieu fit alors descendre sur lui Sa sérénité 'sakîna' et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole de Dieu eut le dessus. Et Dieu est Puissant et Sage. » Sourate 9, verset 40. 
Le shaykh al-Bûsirî, dans sa célèbre Burda, a écrit dans ses vers à propos de la Hijra du dernier Messager SWS
« … 
J’en jure aussi par ce que la grotte recelait de précieux et de noble, alors que les yeux de tous les poursuivants semblaient frappés de cécité, et que le porteur de la vérité(Muhammad) et le véridique(Abû Bakr) étaient dans la grotte. Pourtant, les idolâtres affirmèrent : “Il n’y a personne ici !” 
Ils pensèrent que le pigeon ne pouvait planer au-dessus de la meilleure des créatures et que l’araignée ne pouvait non plus tisser sa toile pour le masquer. 
…. »
Les deux compagnons poursuivirent donc leur route, conduits par un guide païen, et empruntèrent une route côtière de manière à fausser compagnie avec leurs poursuivants. Lorsqu’ils arrivèrent enfin à Médine, Muhammad lâcha les rênes de sa chamelle et la laissa avancer comme bon lui semblait jusqu’à se qu’elle se posât. Le Prophète acheta la terre où sa chamelle s’était arrêtée. Puis, en attendant que la Mosquée du Prophète et ses appartements y fussent bâtis, le Prophète et Abû Bakr bénéficièrent de l’hospitalité très chaleureuse et généreuse des Ansâr. 
Le premier État musulman a vu le jour à Médine. Il était basé sur les valeurs les plus nobles instituées par le Messager (صلى الله عليه و سلم) . 
L’amour, la fraternité, la solidarité et l’altruisme étaient à la fois le ciment et le moteur dans cette honorable société. Les Médinois (al-ansâr) ont accueilli très généreusement les émigrés (al-muhâjirîn), au point de partager avec eux leurs maisons et leurs biens. 
Dieu dit à ce propos dans le Coran : « Ceux qui possédaient avant eux la maison de l’exil (Médine) ainsi que la foi aiment ceux qui immigrent chez eux et ne ressentent dans leurs poitrines (cœurs) aucun sentiment d’envie pour ce que ces gens ont reçu. Ils leur donnent de plus la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. » Coran 59/9. 
Les versets du Coran révélés à la Mecque avaient traité essentiellement de Dieu et de la relation de l’homme avec Lui...Les versets révélés à Médine (période de l’Etat musulman) portèrent davantage sur la relation de l’homme avec autrui - les dimensions sociale, politique et économique de l’islam qui ne pouvaient pas être développées auparavant, sous la persécution. 
Ensuite, vint la grande Victoire décisive (la libération de la Mecque) qui allait installer pour toujours la Religion parachevée, n’en déplaise à ses adversaires. Et ni les Croisades, ni les Colonisations n’ont réussi à l’abattre. Sa victoire est acquise et l’Islam ne disparaîtra jamais, conformément à la parole de Dieu : 
« A dater de ce jour tout espoir est perdu pour les mécréants [d’anéantir] votre religion. Ne le craignez pas, redoutez-Moi plutôt ! En ce jour, J’ai parachevé pour vous votre religion, J’ai parfait pour vous Ma grâce et vous ai agréé l’Islam comme religion » (Coran5, 3). [Coran5, 3. Tr. A. Penot.] 
Cette victoire perpétuelle est inscrite de toute éternité dans le plan Divin (La « Tablette Gardée »). [ Cf. Coran 85, 21-22.] 
Ce fut le deuxième calife, `Umar Ibn Al-Khattâb(que Dieu l’agrée) qui choisit l’année de la hijrah(émigration) comme point de départ du calendrier musulman. 
Le jeûne pendant le mois sacré de Muharram est méritoire et surtout le 10éme jour appeléAshura
Il a été rapporté de façon authentique d’après le Prophète SWSque le jeûne effectué pendant Mouharram est le meilleur après celui de Ramadan. A ce propos, Abû Hourayra a dit : « Le Messager d’Allah SWS a dit : « le meilleur jeûne après celui du ramadan est le jeûne effectué pendant le mois d’Allah Mouharram. Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit» (rapporté par Mouslim, 1163). 
On prie Allah pour que cette nouvelle année soit une année de bonheur, de réussite et de prospérité pour tous les croyants et les croyantes. 
On prie Allah aussi pour qu'Il nous guide, nous donne la paix intérieure et extérieure et qu'Il purifie nos coeurs. 

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

 

 

 

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12 juillet 2015

Des occasions à ne pas manquer !

Des occasions à ne pas manquer !

 

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Chers frères nous vous présentons ici un certains nombre de bonnes œuvres -très facile à accomplir-  et qui, selon les hadiths authentiques qui s’y rapportent, sont une occasion en or pour quiconque les accomplisse

 
Le Prophète SWSa dit : « Celui qui prie le ‘ichâ en groupe, c’est comme s’il avait prié la moitié de la nuit, et celui qui prie la prière de l’aube en groupe, c’est comme s’il avait prié toute la nuit. » (Rapporté par Mouslim).
 
Le Prophète SWS a dit : «Celui qui fait soigneusement ses ablutions (en n’oubliant aucune partie des membres à laver), et marche, ensuite, vers son lieu de prière prescrite pour accomplir sa prière en compagnie de l’imam, tous ses péchés seront pardonnés ». (Rapporté par Ibnou Khouzaïma et authentifié par Al-Albani)
Rabi`a  Ibn Malik Al-Aslami a dit : « Je couchais sous le même toit que le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) et je lui apportais l’eau pour  ses ablutions ainsi que ses autres objets nécessaires. Il me dit une fois : « Demande-moi une faveur ». Je dis : «Je te demande ta compagnie dans le Paradis ». Il dit : « As-tu une demande autre que celle-là? » Je répondis : « c’est tout ce que désire». Il me dit : « Aide-moi donc à vaincre ton ego en multipliant les prosternations » (Rapporté par Mouslim)
 
 Le Prophète SWS a dit : «Le serviteur est le plus proche de son Seigneur, lorsqu’il est en état de prosternation, profitez en pour faire vos invocations.» (Rapporté par Mouslim).
 
Le Prophète SWS a dit : «Quiconque prie la prière d’Al-Fajr est sous la protection d’Allah. Ne vous mettez pas dans une situation où vous devrez rendre compte de votre négligence à Allah.»(Rapporté par al-Tabaraani et authentifé par Al-Albani dans Sahih al-Jaami’)
Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « l’invocation n’est pas rejetée entre les deux appels à la prière (Al-Adhân et Al-Iqama).» (Rapporté par Abou Dawoud).
 
 
Le ProphèteSWS a dit : « Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira une demeure au Paradis. »(Rapporté par Mouslem).
 
Le ProphèteSWSa dit : « Allah est vraiment satisfait de Son serviteur lorsqu’il mange une nourriture ou boit une boisson et Le remercie pour cela. » (Rapporté par Mouslim).
 
 
Le Prophète SWSa dit : « Jeûner trois jours, chaque mois équivaut à jeûner une année entière. »(Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
 
Le Prophète SWS a dit : « Celui qui jeûne un jour dans le sentier d’Allah, Allah éloigne son visage de l’enfer d’une distance de soixante-dix années. » (Rapporté par Boukhari).
 
Le Prophète SWS a dit : « celui qui assiste au convoi funèbre jusqu’à ce qu’on fasse la prière sur le mort, aura [une  récompense équivalente à] un Qirat, et celui qui y assiste jusqu’à ce qu’on enterre le mort, aura, deux Qirats. » « C’est quoi deux Qarats. », demande -t- on au Prophète, qui répondit: « Chaque Qirat est semblable une énorme montagne.»(Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
 
Le ProphèteSWSa dit : «Que celui qui veut être préservé de l’Enfer et entrer au Paradis, qu’il meure en croyant en Allah et au jour dernier, et qu’il donne aux gens ce qu’il aimerait qu’on lui donne.»(Rapporté par Mouslim)
 
Le Prophète SWSa dit :« Moi, et le tuteur de l’orphelin sommes au Paradis comme ces deux- là et Il joignit son index et son majeur).» (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
 
Le ProphèteSWSa dit : « Celui qui s’évertue à aider la veuve et le pauvre a le même mérite que le combattant dans le sentier d’Allah » et il ajouta : «il a aussi  le mérite de celui qui prie sans cesse  et de celui qui jeûne sans interruption.» (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
 
 Selon Sahl Ibn Saâd As-Sa’idi le ProphèteSWS a dit: « Celui qui me garantit ce qu’il y a entre ses deux mâchoires et ce qu’il y a entre ses jambes, je lui garantis le Paradis. » (Boukhari, Tirmidhi, Malek, Ahmed, Ibn Habbane, Bayhaki et Attabarani). NT : Ce hadith peut être interpréter de cette façons : « Celui gui me garantit (le bon usage) de ce qu'il a entre ses mâchoires (c-à-d. la langue) et de ce qu'il a entre ses jambes (le sexe), je lui garantis le paradis»
 
Un jour le Messager d’Allah SWS dit à ses compagnons : « Etes-vous capables de lire le tiers du Coran en une nuit ?» Cela leur parut difficile et ils lui demandèrent : " Lequel d'entre nous est capable de cela ô Messager d’Allah ? " Il répondit : « "Dis : Il est Allah, Unique. Allah est le Seul qui Se suffise à Lui-même dans Son absolue Plénitude (Al-Samad) " équivaut à un tiers du Coran » (Boukhari)
 
Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : «Quiconque récite Sourate Al-Ikhlas dix fois, Allah lui construit pour cela un château dans le Paradis» (Rapporté par Ahmed et déclaré authentique par Al-Albani)
 (Sourat Al-Ikhlas est la Sourate numéro 112 dans le Moushaf)
 
Le Prophète SWS a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, toutes ses œuvres s’arrêtent hormis trois : une aumône courante, un savoir utile et un enfant pieux qui invoque Allah en sa faveur.»(Rapporté par Mouslim)
`Ouqbah Ibn `Âmir a dit : « J’ai dit au Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : « Comment atteindre le salut ? » Il me lui répondit : " Retiens ta langue, reste chez toi et pleure sur ton péché. " (Rapporté par Ahmed, At-Tirmidhî, Abou Dawoud, Ibn Abi Ad-Dounya et Al-Bayhaqi)
 
Le ProphèteSWS a dit : « Rien ne pèsera dans la balance du croyant au jour de la résurrection comme le bon caractère. Car Allah déteste l’homme obscène et grossier. Et l’homme doté d’un bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie » (Rapporté par Ahmad)
 
Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Celui qui dit cent fois dans la journée : la gloire et la louange sont à Allah (Soubhâna lahi wa bihamdih), ces péchés seront effacés, même s’ils sont autant que l’écume marine. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
 
Le ProphèteSWS a dit : « [Il ya] deux mots [qui sont] légers sur la langue, lourds sur la balance et très aimés par Le Miséricordieux : Gloire à Allah et qu’Il soit loué. Gloire à Allah Le  Suprême (soubhâna lahi wa bihamdihi wa soubhâna lahi al’adhîm). » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
Le Prophète SWS a dit : « Quiconque prie sur moi une fois, Allah priera sur lui dix fois en retour, l’absoudra de dix péchés et élèvera son rang de dix échelons. » (Hadith authentique)
 
 

Qu'allah nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par son noble MessagerSWS ses Compagnons,et ceux qui les ont suivis    Allahoumma Amin

Wa Allahou A'lam! Et  Dieu est plus savant!


 

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10 juillet 2015

L’importance de prier à la mosquée

L’importance de prier à la mosquée

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L’Envoyé de Dieu  a dit :

« Si les gens connaissaient le bien qu’il y a pour ceux qui appellent à la prière et ceux qui arrivent les premiers aux mosquées pour occuper les premiers rangs, puis ne trouvent que le tirage au sort pour se départager, ils tireraient sûrement au sort. S’ils savaient ce qui est réservé à ceux qui se hâtent [pour accomplir la prière], ils se surpasseraient les uns et les autres. S’ils savaient ce qui est destiné à ceux qui effectuent les prières [en commun] de l’aube et du soir, ils viendraient se traînant sur leur ventre et à quatre pattes. » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim, d’après Aboû Hourayra).

« Ceux qui appellent à la prière auront les cous plus longs au jour de la Résurrection [c'est-à-dire qu’ils seront plus proches du paradis]. » (Rapporté parMouslim).

Préliminaires

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est bon de rappeler que la prière est un des piliers les plus importants de l’Islam. 

D’après ‘Abdoullâh Ibnou ‘Omar , le Messager d’Allâh a dit :

«L’Islam est construit sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a point de divinité digne d’être adorée qu’Allâh et que Mouhammad est le Messager d’Allâh ; l’accomplissement de la salât ; l’acquittement de la zakât[impôt purificateur] ; le pèlerinage et le jeûne du mois de Ramadan. »,

(rapporté par Al-Boukhârî, Mouslim, At-Tirmidhî et An-Nassâ’i).

Allâh déclare :

 « La prière est pour les croyants une obligation en des temps déterminés.», s.4 An-Nisâ’ (Les Femmes), v.103.

‘Abdoullâh Ibnou Mas’oûd rapporte qu’il vint voir le Prophète et lui demanda : « Ô Prophète, quelles sont les meilleures œuvres au regard d’Allâh ? » Il lui répondit : 

« La prière accomplie à son heure, la bonté envers les parents, le jihâd dans le sentier d’Allâh.» (Rapporté par Al-Boukhârî).

Le Prophète a clairement défini les temps des différentes pières. D’après Jabir Ibnou ‘Abdillâh, « Jibrîl est venu voir le Prophète et lui a dit : "Lève-toi et accomplis la salât !" Il a donc prié le dhohr quand le soleil commençait à dériver de son zénith ; puis il est revenu pour le 'açr et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le ‘açr lorsque la taille de l'ombre était égale à la taille de l'objet ; puis il revint pour la prière du maghrib, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le maghrib lorsque le soleil a disparu à l'horizon ; puis il est venu pour la prière du 'ichâ, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le 'ichâ lorsque la lumière rouge a disparu dans le ciel ; puis il est venu pour la prière du fajr, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le fajr lorsque l'aube apparaissait. 

Puis il est revenu le lendemain pour le dhohr, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le dhohr lorsque l'ombre était égale à l'ombre de l'objet ['açrde la veille] ; puis il est venu pour la prière du 'açr, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le açr lorsque l'ombre était égale à deux fois la taille de l'objet, puis il est venu pour le maghrib, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le maghrib à la même heure [que la veille] ; puis il est venu pour la prière du 'ichâ, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le 'ichâ à la moitié de la nuit ; puis il est venu lorsque le soleil allait presque se lever, et lui a dit : "Lève-toi et prie !", il a donc prié le fajr, puis il a dit : " Entre ces deux temps est l'heure de chaque prière." » (Authentique rapporté parAhmad, An-Nassâ’i et At-Tirmidhî). 

Il y a consensus des savants sur le cas de celui qui renie l’obligation de la salât : celui-ci sort de l’Islam et devient mécréant. Il y a néanmoins divergence concernant celui qui délaisse la salât tout en admettant son obligation. La cause en est l’existence de hadîth qui déclarent mécréant celui qui abandonne la salât sans distinction entre le renégat et le négligeant :

· D’après Jâbir , le Prophète a déclaré :

« Entre l’homme et la mécréance il y a le délaissement de la salât. » (Authentique, rapporté par Mouslim, Aboû Dâoûd, At-Tirmidhî et Ibnou Mâjah). 

· Bourayda a dit entendre le Prophète dire :

« Le pacte qui nous différencie des mécréants est la salât, celui qui la délaisse commet alors un acte de mécréance. » (Authentique, rapporté par Ibnou Mâjah,An-Nassâ’i et At-Tirmidhî).

· ‘Oubâda Ibnou Aç-Çâmit a dit entendre le Messager d’Allâh affirmer :

«Allâh a prescrit pour Ses esclaves cinq prières. Celui qui vient avec en les ayant accomplies sans en perdre quelque chose et sans les négliger obtiendra chez Allâh la promesse d’entrer au paradis ; et celui qui ne vient pas avec n’aura chez Allâh aucune promesse : s’Il veut, Il le châtie et s’Il veut Il lui pardonne. » (Authentique, rapporté parMâlik, Ahmad, Aboû Dâoûd, Ibnou Mâjah et An-Nassâ’i). 

La parole la plus juste est donc que la mécréance est mineure puisque la parole du Prophète  « (…) et celui qui ne vient pas avec n’aura chez Allâh aucune promesse : s’Il veut, Il le châtie et s’Il veut Il lui pardonne. » ne s’oppose pas à celle d’Allâh:

 « Certes Allâh ne pardonne pas que l’on Lui donne quelqu’associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allâh quelqu’associé, il commet un énorme péché. », s.4 An-Nissâ’ (Les Femmes), v.48.

L’intérêt d’accourir à la prière en commun

Les cinq prières quotidiennes sont à effectuer de préférence à la mosquée, en ce qui concerne les hommes ; celle du vendredi leur est obligatoire en ce lieu, hors excuse valable. Il est mieux pour la femme de prier en sa demeure, même si l’accès à la mosquée ne lui est pas interdit.

La prière en elle-même renferme indéniablement de nombreuses vertus pour la purification spirituelle des orants en les rapprochant d’Allâh et en les éloignant des actes blâmables ; elle leur assure la santé physique et psychologique (cf. rubrique Sciences-Santé : Les bienfaits de la prière sur la santé). 

Elle joue un rôle hautement socialisateur lorsqu’elle est pratiquée en groupe, car elle renforce la spiritualité des orants et les liens de fraternité entre les croyants ; elle les sort de l’isolement : le croyant esseulé est effectivement une proie aisée pour les démons.
C’est pour toutes ces raisons, et d’autres connues d’AllâhSeul, que le Prophète de l’Islam incite les croyants à se rendre à la maison de Dieu pour l’accomplir. Il déclare en substance : « La prière d’un homme au sein d’un groupe vaut vingt-sept degrés de plus que celle de l’un d’entre vous qui prie seul. » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim sur Aboû Hourayra). 

« La prière en commun effectuée par l’homme vaut vingt-cinq fois celle qu’il fait chez lui ou au marché, de la manière suivante : lorsqu’il fait ses ablutions d’une façon intègre, puis se rend à la mosquée sans aucun autre but que la prière, il ne fait pas un pas sans qu’il soit élevé d’un degré et qu’un de ses péchés soit effacé. Lorsqu’il accomplit la prière et reste longtemps dans son oratoire en état de pureté, les anges invoquent Dieu pour qu’Il répande sur lui Ses bénédictions en disant : "Ô Grand Dieu, accorde-lui Tes bénédictions et fais-lui miséricorde." Il ne cesse d’être en prière tant qu’il attend la prière [suivante]. » (Rapporté par Aboû Hourayra).

Celui qui est assidu aux prières en groupe vivra et mourra dans le bonheur.

Le Prophète  a dit :

«  Un envoyé m’est venu cette nuit de la part de mon Seigneur, et m’a dit : Ô Muhammad ! Sais-tu quelle chose la haute assemblée (les anges rapprochés) recherche-t-elle ? »

Je répondis : « oui, je sais. Elle recherche l’expiation des péchés et l’élévation en degré, et la marche à pied (vers les mosquées) pour la prière en groupe, soigner ses ablutions en temps de froid, l’attente de la prochaine prière (dans les mosquées). Celui qui est assidu à ses prières vivra dans le bonheur, mourra dans le bonheur, et le nombre de ses péchés sera équivalant au nombre de péchés le jour, où sa mère l’a accouché ». (Rapporté par Ahmad et Tirmidhî et authentifié par Albany).

Une personne aveugle vint voir le Prophète et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai personne pour me conduire à la mosquée. »

Le Messager d’Allah  l’autorisa à prier chez lui. Lorsqu’il se retourna, le Prophète l’appela et lui dit : « Entends-tu l’appel à la prière ? »

 Il répondit par l’affirmative, alors le Prophète lui rétorqua : «  réponds-y donc. » (Rapporté par Mouslim).

La prière en commun est si primordiale qu’une sourate du Saint Coran porte le nom de celle du vendredi « Al-Joumou’a » pour honorer ce jour de rassemblement obligatoire des musulmans.

L’Envoyé de Dieu  a dit :

« Le meilleur des jours où le soleil se lève est le jour du vendredi où Âdam a été créé, où il est entré au paradis et en est sorti. Quiconque fait ses grandes ablutions puis se rend à la mosquée [pour assister à l’office] et écoute attentivement [le prône de l’imâm], celui-là verra ses péchés pardonnés entre les deux vendredis et durant trois jours en plus. Que ceux qui se distraient avec les cailloux et agissent futilement [pendant le prêche]s’abstiennent de s’amuser avec une chose pareille pour que Dieu ne cèle leur cœur et ne les compte parmi les distraits.» (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

Pour tirer pleinement profit des retombées spirituelles et des récompenses divines, il est préconisé aux croyants d’adopter une attitude digne et calme dans les mosquées, un comportement éloigné de la distraction dans tous les sens du terme.Les orants s’obligent à une autodiscipline quasi martiale. Selon Anas Ibnou Mâlik, l e Prophète  enseignait : « Egalisez vos rangs, car leur égalisation fait partie de la prière. ». Cette pratique est si importante que l’Envoyé d’Allâh la compare à celle des nobles anges, d’après les propos de Djâbir Ibnou Samra : «L’Envoyé de Dieu  est sorti [de son appartement pour la prière] et nous a dit :  

"Ne faites-vous pas des rangs comme le font les anges auprès de leur Seigneur ?". " Et comment les anges se mettent-ils en rang ?", demande-t-on. Il répondit : "Ils accomplissent le premier rang en se serrant, car le meilleur des rangs est le premier, son dernier est le plus mauvais[pour les hommes] ; quant aux femmes, le dernier rang est le meilleur, tandis que le premier est le plus mauvais." » (Rapporté par Mouslim).

Cependant, la réalité de la foi des musulmans ne sera complète et effective que lorsque ceux-ci fourniront l’effort personnel nécessaire pour se lever avant l’aube et se rendre à la demeure de Dieu pour adorer leur Seigneur comme cela sied à Sa majesté.
L’Envoyé de Dieu  a dit :

«Les deux raka’ats de l’aube valent mieux que le bas monde et ce qu’il contient. » (Rapporté par Mouslim d’après‘Âïcha) ; « Celui qui prie aux deux « fraicheurs » [al-bardayn : l’aube et l’açr] entrera au paradis. » (Rapporté par Al-Boukhârî etMouslim) ; « N’entrera jamais en enfer quiconque prie avant le lever et le coucher du soleil [c'est-à-dire les prières de l’aube et de l’açr]. » (Rapporté par Mouslim).

Aboû Hourayra a rapporté que le Messager d'Allâh a dit :

 «Les prières les plus pénibles pour les hypocrites sont celles du soir et de l'aube. S'ils savaient [ce qu'il y a comme récompense] pour ces deux prières, ils se seraient rendus à la mosquée même en allant à quatre pattes.» (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

La salât de fajr est essentielle : elle traduit le fort et sincère attachement du croyant pour Le Créateur. C’est pourquoi l’orant de ce moment est valorisé par l’Islam. En effet le Prophète  informait :

« Quiconque accomplit la prière du sobh (le matin) est déjà sous la protection d’Allâh. Ô fils d’Âdam ! Fais en sorte qu’Allâh ne te demande pas des comptes sur quelqu’un placé sous Sa protection. » (Selon Joundoub Ibnou Sofiâne, rapporté par Mouslim).

A l’époque du Prophète et des Compagnons, celui qui délaisse la prière de fajr en congrégation est considéré comme quelqu’un dont le cœur est mort : des condoléances lui sont présentées à l’occasion.

‘Othmâne Ibnou ‘Affâne dit avoir entendu le Prophète dire :

«Quiconque prie I'‘icha en commun, c'est comme s'il a prié la moitié de la nuit. Et quiconque prie fajr en commun, c'est comme s'il a prié la nuit toute entière.» (Rapporté par Mouslim). 

Un désaveu de l’enfer et de l’hypocrisie.

Le Prophète  a dit :

 « Celui qui prie quarante jours en groupe pour Allah, en parvenant à avoir le premier « Allahou Akbar » de l’imam (takbîratoul-Ihrâm), Allah lui accordera deux désaveux : le désaveu de l’enfer et le désaveu de l’hypocrisie. » (Rapporté par Tirmidhî et authentifié par Albany). 

Conclusion

« Les anges se succèdent auprès de vous, les uns pendant la nuit et les autres pendant le jour, et ils se réunissent pour la prière de l’aube et la prière de l’açr, puis ceux qui ont passé la nuit près de vous remontent au ciel et Dieu, bien qu’Il sache mieux qu’eux à quoi s’en tenir, leur demande : "Comment avez-vous laissé mes adorateurs ? — Nous les avons laissés en train de prier, répondent-ils, et nous les avons trouvés en train de prier." » (Rapporté par Al-Boukhârî etMouslim).

Telle doit être l’image des croyants sincères : leur cœur est attaché à la prière et à la mosquée ; l’emprise du bas monde est faible sur eux. Ils ont vendu leur âme à Allâh, et Le Seigneur a fait d’eux des rapprochés en leur facilitant Sa compagnie. Y a-t-il meilleure compagnie que la Sienne ?
Ô musulmans, accourez à la rencontre avec votre Seigneur, accourez au succès, et craignez les propos du Prophète rapportés par Houdayfa Ibnou Al-Yamâne : « L’Islam se ternira comme se ternissent les couleurs du vêtement jusqu’à ce que ne sera connu ni jeûne, ni prière, ni pèlerinage, ni aumône, et le Livre d’Allâh sera élevé en une seule nuit et il n’en restera sur terre aucun verset. Il restera des groupes de gens, les anciens qui diront : " Nous avons entendu nos pères dire la phrase « Lâ ilâha illallâh », alors nous la répétons." ». C’est alors que Séla lui a dit : « Que leur apporterait "Lâ ilâha illallâh" alors qu’ils ne connaissent ni salât, ni jeûne, ni pèlerinage, ni aumône ? » Houdayfa ignora la question. Finalement, à la troisième fois, il vint à lui et dit : « Ô Séla ! Elle les sauve du feu [trois fois]. » (Authentique, rapporté par Ibnou Mâjah).

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Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

 

 

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20 mars 2015

L’importance de sourate Al-Kahf (La caverne)

 

 L’importance de sourate Al-Kahf (La caverne)

 

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Abou Sa’id Al-Khoudri, a rapporté que le Messager d’AllahSWS, a dit:

"Celui qui lit la sourate "Al-Kahf" (La caverne) un vendredi, une lumière l’éclairera jusqu’au vendredi suivant" (Hadith authentique rapporté par Al-Hakim et Al-Bayhaki).

Sourate Al-Kahf est une sourate révélée à la Mecque à part ses versets 28, 83 et 101 qui furent révélés à Médine. Elle compte 110 versets et son nom est tiré de son 9èmeverset.

Parmi les nombreux hadiths qui font l’éloge des mérites liés à sa lecture, figures les deux suivants :

Abou Ad-Darda’, qu’Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d’AllahSWS, a dit:

"Celui qui retient par cœur les dix premiers versets de la sourate "Al-Kahf" (La caverne) sera préservé de l’Antéchrist." Selon une autre version : les dix derniers versets de la même sourate (Hadith rapporté par Mouslim).

Cette importante sourate fut révélée en réponse à trois questions posées par les polythéistes mecquois, en connivence avec les Gens du Livre, pour tester l’authenticité du Message apporté par leProphète SWS. Les questions étaient les suivantes:

1. Qui furent les "Gens de la Caverne"?

2. Quelle est l’authentique histoire d’Al-Khadir?

3. Que sais-tu de Dhoul-Qarnayne


Étant donné que les histoires dont il est question relèvent des traditions chrétiennes et juives, inconnues dans le territoire du Hijâz (c’est à dire la Mecque et ses environs), elles constituaient pour les Qurayshites une excellente occasion de voir si le Prophète SWS
 avait bien accès au monde du de l’Inconnu (Ghayb) ou pas. Allah, cependant, donna non seulement une réponse complète à leurs questions, mais surtout souligna le parallèle entre ces histoires et les défauts des opposants à l’Islam dans le conflit qui opposait, à la Mecque, la foi et l’incrédulité.

Au sujet des Gens de la Caverne, Allah répondit que ces gens avaient foi dans le même dogme monothéiste que celui qui est présenté dans le Coran et que les conditions dans lesquelles ces gens vivaient correspondaient trait pour trait à celle des musulmans persécutés à la Mecque. D’autre part, ceux qui persécutaient les Gens de la Caverne agissaient de la même manière que les persécuteurs qurayshites.

En outre, les musulmans ont appris de cette sourate que tout croyant qui serait persécuté dans une société cruelle ne devait pas céder devant le mensonge, mais s’exiler, même seul, en ne comptant que sur Allah. Cette sourate fut l’occasion également de souligner, pour les mécréants mecquois, que cette histoire des Gens de la Caverne constituait une preuve suffisante de l’existence de l’au-delà, car elle montre qu’Allah a le pouvoir de ressusciter qui il veut, même après une longue mort comme ce fut le cas des Gens de la Caverne.

Cette histoire a également permis de mettre en garde les notables de la Mecque qui persécutaient la jeune et peu nombreuse communauté musulmane. Elle fut également l’occasion d’informer le ProphèteSWS qu’il ne devrait en aucun cas négocier avec les persécuteurs ni leur accorder plus d’importance que ses partisans pauvres.

Ensuite, ce fut l’occasion d’exhorter ces notables à cesser de ne faire que profiter des plaisirs éphémères de cette courte vie et à rechercher plutôt les plaisirs éternels de l’au-delà.

L’histoire d’Al-Khadir et Moïse a permis à la fois de répondre aux mécréants et de conforter les croyants. La morale de cette histoire est la suivante: "Vous devriez avoir une Foi totale dans la Sagesse de ce qu’Allah a décidé qu’il vous arriverait.

La réalité ne vous est pas perceptible et vous ne savez comment comprendre cette sagesse. Parfois, alors qu’il semble que les événements vous sont défavorables, vous geignez « Comment cela a-t-il pu se passer ? Pourquoi subissons-nous tout cela ? » En réalité, s’il vous était donné d’appréhender ce qui se passe véritablement, vous vous apercevriez combien ce qui vous arrive est la meilleure chose possible. Même si parfois, une chose semble vous être défavorable, vous verriez qu’en définitive elle s’avère être un bien pour vous."

Le même enseignement peut être tiré de l’histoire de Dhoul-Qarnayn. Allah, avec cette histoire, sermonne les mécréants inquisiteurs pour leur dire « Ô vous, notables orgueilleux de la Mecque ! Tirez leçons de cette histoire ! Bien qu’il fût un grand souverain, un grand conquérant et qu’il possédât de nombreux biens, il n’a eu de cesse de se soumettre à son Créateur.

Mais vous, vous vous rebellez contre Lui, alors que vous n’êtes rien comparés à Dhoul-Qarnayn. D’autre part, il n’a pas mis sa réelle confiance dans le mur de protection, très solidement bâti, mais bien en Allah ! Il était convaincu que ce mur le protégerait contre ses ennemis tant que telle serait la volonté d’Allah mais qu’il s’effondrerait, si solide qu’il fût, quand telle sera la Volonté d’Allah, exalté soit-Il. Mais vous qui ne possédez en comparaison que d’insignifiantes demeures fortifiées, vous vous croyez pourtant à l’abri permanent de toutes calamités. »

Alors que le Coran est venu retourner la situation contre ceux-là même qui tentaient de piéger le Prophète SWS, à la fin de la sourate, Allah conclut comme il avait commencé : « L’unicité du Créateur et l’au-delà sont des vérités absolues. Pour votre propre bien, vous devez y croire, vous conformer à ce qu’elles impliquent dans votre vie, et agir avec la conviction que vous rendrez des comptes à Allah. Si vous ne vous conformez pas, vous gâcherez votre vie d’ici-bas et tout ce que vous ferez sera perdu».

Qu'Allâh nous guide sur le droit chemin, le chemin tracé par Son Noble Messager, Ses Compagnons, et ceux qui les ont suivis, Allâhumma Âmîn.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

 

 

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